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Commune : Vaison-la-Romaine
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Vaucluse
Code postal : 84110
Population : 5 986 habitants
Superficie : 2 570 hectares
Altitude : 204 mètres
Généralités historiques :
Avant la conquête romaine, Vaison était la capitale politique de
la peuplade celto-ligure des Voconces : "Vasio Vocontiorum".
Il semble que l'oppidum voconce ait occupé le rocher de la rive gauche
de l'Ouvèze (3 hectares).
Lors de la division de la Gaule narbonnaise en circonscriptions administratives
(sous Auguste), Vaison devint un chef-lieu (civitas) où siégèrent
les organes du gouvernement.
De plus, la cité profita du statut privilégié de "cité
fédérée".
La ville s'est progressivement constituée à partir d'un parcellaire
agricole dont le plan fut restructuré au Ier siècle. Au IVème
siècle, Vaison s'ouvrit au christianisme ; deux conciles régionaux
s'y réunirent en 442 et 529.
Au XIIème siècle, les évêques et les comtes de Toulouse
s'opposèrent : ceux-ci firent donc construire un château sur le
rocher.
Le conflit dura un siècle et ne prit fin qu'avec Alphonse de Poitiers,
leur héritier.
A partir de la fin du XIIIème siècle, la population s'était
rassemblée par sécurité sur le rocher au pied du château.
Ce transfert s'accentua au XIVème siècle lors de la guerre de
Cent Ans et la menace des Routiers.
Vaison, important diocèse du Comtat, resta aux mains du Saint-Siège,
de 1274 à 1791.
Nouvelle occupation de la vallée, jusqu'alors essentiellement agricole
; au XVIIème siècle, les Cordeliers et les Dominicains s'y installèrent,
et le quartier du Pont (romain) fut habité ; au début du XVIIIème
siècle, l'hôpital y fut transféré.
Depuis le milieu du XIXème siècle, une nouvelle ville s'est élevée
sur l'emplacement de l'ancienne cité gallo-romaine.
Particularités :
Traces de stations préhistoriques dans la vallée : vers 2500-2000
avant J.-C. (chalcolithique).
Au début du siècle, des fouilles officielles, commencées
en 1907 par le chanoine Joseph Sautel, et grâce au mécénat
de l'industriel alsacien Maurice Burrus, ont permis de dégager une partie
de la cité (les fouilles de "Puymin" et de "La Villasse").
Après le chanoine Sautel (mort en 1955), les travaux ont été
poursuivis par d'éminents archéologues : Rolland, Gagnière,
Goudineau...
La superficie dégagée aujourd'hui (près de 15 hectares)
correspond à 1/5ème de la cité antique, qui devait s'étaler
sur 60 à 70 hectares et compter de 9 000 à 10 000 habitants maximum.
Les fouilles de ces dernières années, peu spectaculaires mais
plus scientifiques, apportent des informations sur l'évolution du site.
Le site gallo-romain est d'une richesse exceptionnelle : l'ensemble des vestiges
et monuments est classé : les sondages profonds ont révélé
la présence d'habitations qui remontent aux environs de 40-30 avant J.C.
(La Villasse).
La ville présente des habitations privées aux superficies étonnantes,
de 2000 à 3000 m2 (agrandissement des fermes d'origine sur les terres
agricoles voisines).
Ces domaines ruraux se sont intégrés, par modifications successives,
au réseau désormais urbain.
Dans le quartier du Puymin ont été mis au jour la "maison
des Mesii", la maison dite "le prétoire", un lieu de promenade
à vocation religieuse (le portique de Pompée), un quartier commerçant
modeste et diverses constructions et boutiques.
C'est sur le flanc nord de la colline qu'est adossé le théâtre
antique (de 7 000 places : construit au 1er siècle, restauré au
3ème, puis abandonné et devenu carrière de pierre, il a
conservé des éléments de colonnade, les cavités
destinées à recevoir la machinerie du lever du rideau, les bases
du mur de scène taillées dans la roche (restauré en 1932).
Vestiges des thermes gallo-romains , au Colombier.
A La Vilasse , après une voie dallée de gros blocs de pierres,
longée par une rue piétonne, plusieurs maisons, dont deux ont
été entièrement dégagées, celle où
fut découvert un buste en argent figurant un patricien et la maison au
dauphin.
Les fouilles ont également révélé l'existence de
quatre thermes publics et d'autres quartiers commerçants dans des zones
non ouvertes au public.
Toutes ces maisons à mosaïques polychromes, les découvertes
de bijoux et de céramiques indiquent la richesse de la cité. Enfin,
permettant de joindre le site de l'oppidum et la cité antique, un pont
romain du Ier siècle traverse l'Ouvèze avec une arche unique en
plein cintre de 17 m d'ouverture et 9 m de largeur.
Mur romain bordant la rivière .
Ville d'Art.
La Haute-ville : restes importants du château fin XIIème siècle
, dressé sur le rocher ; donjon de 20 m de haut, vaste façade
(22 m sur 19) ; trois corps de bâtiments entourent une cour intérieure
; porte d'entrée XVIème siècle avec double barbacane à
meutrières ; fossé taillé dans le roc à l'extérieur
; au sud, à-pic du rocher (20 m).
La vieille ville a conservé quelques belles façades à fenêtres
à meneaux. Pour franchir les deux remparts, deux portes, dont l'une est
surmontée par le beffroi : base XIVème siècle, tour XVIème
siècle et son campanile en fer forgé XVIIIème siècle.
Ruine du palais épiscopal XVIème et XVIIIème siècles
et belles maisons dans la rue de l'Evêché, dont deux portes Renaissance
à vantaux , rue de l'Evêché ; place du Vieux-Marché
avec fontaine comtadine et porte Juive (ogive XIVème siècle).
Quartier Maraudy : maisons mdiévales. Villa Verte, dite "do mi si
la do ré" , 43 avenue Jules-Ferry. Allée de platanes de La
Villasse : ancien chemin d'accès au château plantée au XIXème
siècle.
Eglise-cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth d'origine 6ème, reconstruite
au XIIème siècle et son cloître roman provençal XIème
siècle , couvert d'une charpente : clocher crénelé, couverture
de l'édifice en dalles de pierre, nef centrale et deux collatéraux,
voûtés en berceau brisé se prolongeant par des absides voûtées
en cul-de-four ; réemplois romains et chapiteaux XIIème siècle
; bancs presbytéraux et cathèdre occupent cet espace derrière
l'autel majeur en marbre blanc (XIème siècle) ; coupole octogonale
à la croisée du transept ; dans l'absidiole gauche, magnifique
autel en marbre blanc (XIème siècle) avec décor sculpté
; présence d'un grand bâtiment antique sous l'édifice roman
: colonne sur son stylobate, utilisation de blocs gallo-romains pour constituer
les substructions de l'église.
Le cloître des chanoines, aux proportions harmonieuses, est daté
du XIIème siècle ; bâtiments annexes disparus, sauf le déambulatoire
; colonnettes géminées, surmontées d'arcatures plein cintre,
séparées par de robustes piles qui supportent des arcs de décharge
; chapiteaux ornés, linteau de porte énigmatique.
Le cloître sert de dépôt lapidaire : sarcophage en marbre
avec les douze apôtres (IVème et Vème siècles), pierres
tombales, inscriptions, croix à double face (fin XVème siècle).
Ancienne église de la Haute-Ville XVème siècle : depuis
sa fondation en 1464, elle n'a jamais cessé d'être transformée
; façade XVIIIème siècle, vaste nef ogivale avec huit chapelles
latérales, clocher à quatre pans 1470 ; stalles dans le chœur,
chaire, fonts baptismaux et orgue XVIIème siècle ; balustrade
en fer forgé XVIIIème siècle autour du chœur ; tombeaux,
autel majeur ; gypseries, boiseries, ferronneries XVIIIème siècle.
En 1776, l'église fut agrandie d'une tribune et la façade reconstruite
dans le style jésuite.
Restes de la chapelle Sainte-Constance.
Chapelle Notre-Dame-de-Pitié des Pénitents Blancs 1639 : fresques
XVIIIème siècle. Dans la vallée : chapelle Saint-Quenin
XIIème siècle : abside XIIème siècle triangulaire
à l'extérieur et pentagonale à l'intérieur (unique)
: chapiteaux, sous les toits, décorés de feuillages et tablettes
à personnages, nef reprise au XVIIème siècle ; près
de la porte, réemploi d'un vase pansu d'où sortent des pampres
de vigne.
Musée archéologique du Puymin, qui possède une statuaire
fort intéressante avec le couple Hadrien-Sabine, l'empereur Claude, une
tête de Domitien sur une statue d'imperator... ; autels votifs et inscriptions
; mosaïques, objets gallo-romains de la vie quotidienne, céramiques,
bijoux...
Le territoire occupe une sorte de cirque naturel : la vallée de l'Ouvèze,
qui le traverse est/ouest, forme une large plaine au centre-nord ; le sud s'avance
en pointe vers les contreforts du mont Ventoux (471 m au Laquet) ; au nord,
vallonnements boisés, limités par le ravin des Mataronnes.
Plaine fertile bien irriguée et petits cours d'eau (ravin de Sainte-Croix,
le Grand Alizier, ravin de Barsan) ; belles rives de l'Ouvèze. Sites
du Haut-Comtat, de la Ville-Haute, du château tournant le dos au roc abrupt
; ensemble de la ville, quartier Maraudy, allée de platanes de La Villasse.
Micro-climat exceptionnel.
Ressources et productions :
Grand centre agricole et viticole.
Vin A.O.C. "côtes-du-Rhône".
Coopérative vinicole.
Manufactures de jouets, matériel agricole, zone artisanale.
Vie locale :
Ville fleurie.
Marché quotidien aux primeurs en saison ; marché forain le mardi.
Foires : mardis les plus proches du 15 février (saint Quenin) et du 30
novembre (saint André).
Fêtes locales : fête votive du 15 août ; corso enfantin les
dimanche et lundi de Pentecôte.
Journées gourmandes et fesvival des Soupes : en saison, jusqu'à
novembre.
Festival de danse, musique et théâtre : juillet et mi-août.
Choralies internationales tous les trois ans, début août.
Route du vin signalée, excursions.
Nombreuses sociétés sportives, association culturelle.
Terrain de camping et centre culturel à Cœur-Joie.
Village de vacances Léo Lagrange.
Espace culturel communal.
Office de tourisme très actif, organisant des visites guidées
par des conférenciers des Monuments historiques.
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