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» Saint-Maximin-la-Sainte-Baume 83470

Commune : Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Var (83)
Population : 12 633 habitants
Superficie : 6 413 hectares
Altitude : 318 mètres
Généralités historiques :
Fréquentée depuis 40 000 ans au moins (moustérien), la plaine de Saint-Maximin fut, à l'âge du Bronze, un important site de stations.
Elle est dominée par un "oppidum" celto-ligure.
Elevé à l'emplacement d'un important établissement gallo-romain, le village de Saint-Maximin est cité dès le XIème siècle : la "Villa sancti Maximini" dépendait du "castrum Redonas".
La ville se fortifia ensuite, et Raimond Bérenger Ier la déclara "ville royale" : un château abrita la "cour royale", et un cloître, les moines de Saint-Victor de Marseille dont dépendait l'église de Saint-Maximin et les chapelles rurales de Saint-Mitre, de Saint-Jean et de Sainte-Marie.
Maximin, premier évêque d'Aix-en-Provence, y aurait séjourné au 4ème ; son corps se trouvait dans un des sarcophages de la crypte gallo-romaine située sous l'église.
La ville actuelle, qui a perdu ses remparts au XIXème siècle, est en grande partie celle construite par Charles II d'Anjou après qu'il eut entrepris l'édification de la basilique et du couvent pour y accueillir les pères dominicains.
Les comtes de Provence, les rois de France ensuite furent à la fois prieur principal du couvent et seigneur majeur de la ville.
Jusqu'en 1789, Saint-Maximin fut un haut-lieu de la Provence chrétienne et un important lieu de pèlerinage qui attira dans la modeste bourgade des personnages illustres : papes, cardinaux, archevêques, évêques, haute noblesse et Princes du sang ; cinq souverains y vinrent le même jour et la basilique ouvrit ensuite ses portes à François Ier, Louis XIII et Louis XIV.
Avec ses nombreuses auberges servant à l'accueil des pèlerins, son vignoble, ses transporteurs et les nombreuses verreries installées aux alentours, Saint-Maximin était une ville prospère.
A la Révolution, la ville prit le nom de "Marathon" à la demande de la Société Populaire dirigée par Lucien Bonaparte, lui-même surnommé "Brutus".
Les Dominicains sont expulsés, mais reviennent soixante-dix ans plus tard ; le père Lacordaire fait reconstruire l'aile ouest du couvent où les moines demeureront jusqu'en 1977.
Patrie du bienheureux André Abellon, orateur-réformateur dominicain et peintre de talent, mort en 1450 et vénéré à Aix-en-Provence ; du poète-académicien Arbaud de Porchère (1590-1640) ; d'Antoine Agarrat, un des premiers membres de l'Académie Française (1635) ; de Louis-Xavier Ricard, premier député du Var à la Constituante ; de Léon Rostan, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, dont une salle porte le nom à l'hôpital de la Salpêtrière.

Particularités :
Vestiges de la voie romaine, borne milliaire, pont dit romain sur la N7 ; "castrum Redonas", "castrum de Cura", "castrum de Cadry", chapelles médiévales de Notre-Dame-de-Bayon et de Ceaux, "oppidum de Berne", "oppidum de Cinq-ponts" ; aqueduc de Zar ; crypte gallo-romaine sous la basilique.
Petite ville remarquable de bord de plaine dominée par la basilique qui s'élève au-dessus des toits.
Quartier juif médiéval avec arcades XIVème siècle au devant de façades XIIIème siècle ; rempart XIVème siècle avec tour carrée à archère, citerne et anciens cachots du Moyen Age.
Hôtel à échauguette XVIème siècle ; ruelles anciennes avec maisons XVIIème siècle ; hôtels particuliers XVIIème siècle et XVIIIème siècle, ancienne hôtellerie du couvent (aujourd'hui Hôtel de ville) 1750 ; belles fontaines, l'une avec masques XVIIème siècle, l'autre avec obélisque XVIIIème siècle, la dernière avec buste de Mistral ; grands puits du Moyen Age, beffroi avec campanile XVIIème siècle qui porte une des plus anciennes cloches du Var (1476).
Basilique Sainte-Marie-Madeleine de style gothique septentrional : clocher et portail central inachevés, construction de 1295 à 1536, caractérisée par une grande sobriété intérieure et extérieure ; la grande nef est flanquée de collatéraux eux-mêmes appuyés sur des bas-côtés divisés en chapelles, l'ensemble formant 3 étages de voûtes sur croisées d'ogives reposant sur des piliers octogonaux flanqués de colonnettes ; la nef est divisée en 9 travées et se termine à l'est par une abside polygonale flanquée de 2 absidioles dont l'axe est dévié à 45° par rapport à l'axe des bas-côtés ; à l'extérieur, de larges arcs-boutants s'appuient sur de puissants contreforts ; sur la façade, 2 portails de style gothique flanquent l'entrée principale inachevée : l'un début XVème siècle et l'autre est une copie du XVIème siècle ; riche mobilier dont la plus grande partie forme un ensemble baroque exceptionnel : Gloire de Lieutaud, revêtements et maître-autel en marbre polychrome du pays, grilles en fer forgé de Peironi, statues en bois de J.B. Oleri, 94 stalles en bois sculpté décorées de médaillons par Vincent Funel, chaire de Louis Gudet, retable de l'abside du bas-côté droit (Balthasard, Maunier), celui de la chapelle Saint-Dominique, celui de la chapelle Saint-Joseph et celui de Saint-Eloi complètent, avec diverses peintures et sculptures cet ensemble des XVIIème siècle et XVIIIème siècle ; œuvres plus anciennes tel le retable du peintre vénitien Ronzen (1517), des peintures sur bois XIVème siècle et XVème siècle (A. Abellon) qui proviennent de l'ancien choeur et la chape de St Louis d'Anjou tissée d'or (XIIIème siècle) ; au-dessus de la porte principale, l'orgue du frère Isnard (1773) est un des derniers grands instruments de l'époque classique parvenus en bon état jusqu'à nous (c'est Lucien Bonaparte qui le sauva de la destruction en 1793) ; sous la basilique, crypte funéraire gallo-romaine de plan carré, voûtée en berceau, qui contient 4 dalles gravées du Vème siècle et 4 grands sarcophages sculptés qui auraient contenu les corps de ste Madeleine, saint Maximin, saint Sidoine, ste Marcelle et ste Suzanne (IVème siècle) ; châsse contenant le crâne de Marie-Madeleine, reliquaires et divers fragments de sarcophages et d'architecture antiques.
Attenant à la basilique et à l'Hôtel de ville (ancienne hôtellerie du couvent), un cloître et des bâtiments conventuels construits entre le XIIIème siècle et le XVème siècle : salle capitulaire, cuisines (caves), réfectoire des moines et réfectoire des pèlerins ; toutes ces salles sont voûtées sur croisées d'ogives et l'ensemble du "couvent royal" est couvert d'une toiture à la Mansart.
Au croisement de l'antique voie aurélienne et de la route de Marseille (N560), colonne votive XVIème siècle surmontée d'un groupe d'anges portant Marie-Madeleine.
3 oratoires.
Le Centre de documentation Louis Rostan, au coeur du quartier médiéval, contient les collections archéologiques régionales provenant de prospections et de fouilles à Saint-Maximin et dans les terroirs environnants.
Le trésor de la basilique, vêtements liturgiques, statues, peintures, reliquaires, actuellement dans la sacristie, doivent être mis en valeur dans un musée interne à la basilique.
Musée de la musique en préparation à l'ancien couvent royal.
Belle promenade pédestre sur le bau du Mont-Aurélien (804-876 m) : vue sur les bassins de l'Arc et de l'Argens ; sur ce "bau" flore exceptionnelle.
Collines boisées du Défends (610 m) et du Rolland (528 m). Sources vauclusiennes de Meironne, source de Ceaux, canyon du Zar.

Ressources et productions :
Important centre agricole, surtout maraîcher et viticole.
Coopératives fruitière et vinicole, caves particulières.
Distillerie de marc. Zone artisanale, poterie de Saint-Maximin, santonnier, ciergerie.

Vie locale :
Marché paysan tous les jours.
Marché tous les mercredi. 4 foires : 2ème lundi mars, 3ème lundi après Pâques (quinzaine), Sainte-Madeleine (22 juillet), Sainte-Luce (13 décembre).
Fêtes civiles et religieuses de Sainte-Madeleine dans la semaine du 22 juillet (6 jours) ; fête des Vieux Quartiers : 2ème samedi de septembre. (2 jours).
Corso fleuri de la quinzaine.
Foire à la brocante : juillet et septembre.
Nombreux clubs sportifs, football, tennis, natation, cyclisme, patin à roulettes, motocross, ski.
Plusieurs associations culturelles : bibliothèque, Polypus (centre Louis Rostan : histoire et archéologie, mycologie, art populaire et traditions), "la madalenenco" (langue provençale), la fédération pour la sauvegarde de la basilique.
Collège d'Echanges Contemporains (ancien couvent royal : expositions, colloques, conférences, stages musicaux, concerts) ; service municipal de visites guidées de la basilique, du couvent et des vieux quartiers ; service municipal des archives et des antiquités.
Syndicat d'initiative.


   
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