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Entre les Alpes-Maritimes
scintillantes et la plénitude des
Bouches-du-Rhône,
le Var s'impose comme la Provence profonde.
Son histoire a connu les mêmes péripéties
que les départements voisins dont
il n'est séparé administrativement
que depuis la Révolution.
Les Massaliètes sont présents
à Taurœntum (Le Brusc), Olbia
(Hyères)
et Saint-Tropez.
Les Romains font de Fréjus
et de Riez
leurs plus importantes garnisons (Fréjus
était le deuxième port de
la Méditerranée antique après
Ostie). |
Les Barbares aux Vème
et VIème siècles, puis les Arabes
à partir du VIIIème siècle,
tenteront de s'approprier son territoire (ces
derniers se maintinrent à La
Garde-Freinet jusque sous la monarchie).
Les comtes de Provence, au XIIème siècle,
succédèrent au Saint-Empire,
pour remettre en 1481 au royaume de France
la dernière belle province qui lui
échappait.
Cela n'empêcha pas d'autres malheurs
tels que les campagnes de Charles-Quint, les
massacres des guerres
de Religion et de la Ligue, les guerres
de succession d'Autriche et d'Espagne, les
déprédations de la Révolution.
Le XVIIème siècle consacra Toulon
comme premier établissement naval.
Enfin, les Etats de Provence l'administrèrent
jusqu'à la découpe en départements
par la Révolution. C'était alors
un vaste territoire comprenant la majorité
de la Provence maritime, des calanques marseillaises
aux rives du Var ; après l'annexion
du comté de Nice
en 1860, l'arrondissement de |
Grasse
fut rattaché au département
des Alpes-Maritimes
nouvellement formé : ainsi le département
continue à porter le nom d'un fleuve
qui ne le traverse plus.
Lors de la dernière guerre, en 1942,
Toulon fut
le témoin du triste sabordage de
la flotte française par son propre
amiral, mais eut la joie, en 1944, d'être
le théâtre du débarquement
des troupes alliées.
Le Var resta toujours une région
farouche et intraitable, comme on l'a vu
en 1974 à la suite du transfert -
assez inexplicable - de la préfecture
de Draguignan
à Toulon.
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