| Le département
représente une mosaïque géologique
qui se retrouve dans son relief.
On distingue cinq régions principales
:
Au nord et surtout au nord-est, les Préalpes
tertiaires qui s'étagent de 1 700
m jusqu'aux vallées centrales.
Le Verdon, au nord, s'enfonce jusqu'à
700 m dans un plateau rocheux ; celui-ci
se poursuit au sud par les Plans de Canjuers,
désert minéral d'aspect lunaire,
phénomène érosif de
type karstique.
Au centre, le moyen Var s'étale
selon une succession de "plans"
arables, cloisonnés de collines,
riches bassins alluvionnaires tels que ceux
de la Nartuby, de |
l'Argens, du Reyran, du
Gapeau ou de l'Issole.
A l'ouest, les derniers reliefs calcaires
du plissement alpin viennent mourir en vagues
de crêtes parallèles, hautes
de 300 à 700 m, telles que la Sainte-Baume
et l'extrémité orientale de
la montagne Sainte-Victoire.
Au sud, les massifs cristallins primaires,
de formation hercynienne, des Maures et
de l'Estérel dominent le littoral.
Leur très ancien relief a été
raboté et disloqué, mais offre
encore un aspect sauvage d'accès
impénétrable.
Tout au long de la côte (300 km),
court un corridor, entaillé de profonds
ravins, qui borde un superbe littoral où
les rochers polychromes alternent avec de
belles plages de sable fin.
Le climat est sec et sain (le plus |
ensoleillé de France
entre Toulon
et Saint-Tropez)
et ne subit que les effets atténués
du mistral.
Le Var ouvrit la préhistoire du tourisme
avec Hyères
dès le XVIIIème siècle.
Depuis, le tourisme balnéaire est
devenu l'une des ressources essentielles
du département.
Les vignobles, l'olivier et les cultures
fruitières et maraîchères
occupent les plaines.
Les moutons et l'exploitation forestière
se cantonnent dans le haut Var.
L'industrie exploite la quasi-totalité
des mines françaises de bauxite ainsi
que les marbres et porphyres de l'Estérel.
On note aussi la métallurgie, les
produits issus de l'argile, l'agroalimentaire,
l'artisanat d'art. |