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Commune : Collobrières
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Var
(83)
Population : 1710 habitants
Superficie : 11268 hectares
Altitude : 131 mètres
Généralités historiques
:
Cité au XIème siècle : "Collubraira".
Seigneurie primitivement des vicomtes de Marseille
; Louis II d'Anjou en fit don à Jean de
Laugiers ; fief en 1470 des Glandevès,
puis des Villeneuve.
Enfant de Collobrières, Aumerian ramena
d'Espagne les secrets de la manipulation du liège.
Particularités :
Pierres plantées, ou menhir de Lambert,
sur le plateau du même nom.
Nombreuses galeries de mines dans le roc, d'origine
romaine, dans les quartiers de Vaubarnier, les
Mouras, Baudisson, Valcros ; une inscription mentionne
le tabularius.
Dans le ravin Varoun, inscription dans un mur
au bord de la route : un patricien romain, Claudius
Vibius Varus, fît inhumer sa femme en l'an
160.
Vieux bourg légèrement surélevé,
perdu au coeur des Maures, Collobrières
a gardé ses maisons anciennes pittoresques,
surmontées d'une vieille église
; fontaine sur la place de la mairie.
Vieux pont en dos d'âne.
Ruines de moulin dans la forêt de Lambert.
Eglise paroissiale Saint-Guillaume, gothique,
restaurée en 1903. Chapelle Saint-Guillaume,
ancien ermitage : ex-voto naïfs.
Chapelle néo-gothique de La Malière,
au sud. 7 oratoires. A 6 km à l'est, chartreuse
de la Verne , important ensemble roman et XVIIIème
siècle, partiellement ruiné, restauration
permanente due à une initiative privée
; fondée en 1170 par les évêques
de Fréjus et de Toulon à la limite
des 2 diocèses (cette limite passe au milieu
de l'église), elle subit 2 incendies et
fut chaque fois reconstruite ; les religieux durent
s'expatrier à la Révolution ; l'ensemble
des bâtiments est construit en schiste des
Maures et est décoré en serpentine
: de l'abbaye primitive il subsiste une tour avec
une porte surmontée de mâchicoulis
qui faisait partie de l'enceinte primitive ; portail
d'entrée XVIIème siècle avec
fronton triangulaire encadré de colonnes
en bossages, surmontées de 2 colonnes doriques,
en serpentine ; petit cloître ; réfectoire
voûté ; cuisine XIIème siècle
voûtée d'arêtes ; bâtiment
de la boulangerie et four à pain XVIème
siècle ; grand cloître avec les ouvertures
sur les cellules des moines ; ancienne église
Notre-Dame en ruine ; moitié de l'abside
d'une chapelle romane à proximité
; dans la partie supérieure du préau
se trouvait le cimetière.
A 600 m au sud-est, observatoire des chartreux,
dit "le Pavillon".
A la mairie, exposition des peintures d'Agosta.
Centre et capitale du massif des Maures, le bourg
est entouré de châtaigniers et de
chênes-liège. Relief accentué
: la Crête des Martels (600 m), les sommets
jumeaux de la Sauvette et Notre-Dame-des-Anges
(779 m), Signal de la Verne (628 m), Signal de
Guillaume (452 m).
Le Réal-Collobrier passe dans le bourg
et traverse cultures et forêts ; il est
alimenté par de nombreux ruisseaux et sources.
Gouffre près des menhirs, au sud-est du
plateau de Lambert.
Panoramas depuis les sommets et notamment le signal
de Saint-Guillaume et le belvédère
des Piérettes.
Ressources et productions :
Vigne, châtaignes.
Exploitation forestière : liège,
bois résineux.
Cave coopérative.
Vins
VDQS "Côtes de Provence".
Coopérative d'achat.
Fabrique de marrons glacés, au chocolat,
en crème.
Scieries, ébénisteries (meubles
provençaux).
Fabrique de bouchons.
A la chartreuse de La Verne, pain cuit au feu
de bois dans le four des moines.
Vie locale :
Marché : dimanche. Foire : 1 et 2 novembre.
Fête pour la Saint-Guillaume : fin juillet,
début août ; pèlerinage en
mai et septembre.
Fête de la Châtaigne : fête
culturelle qui a lieu 3 dimanches de novembre.
Activité culturelle et spirituelle à
la chartreuse de La Verne.
Chasse, excursions.
Artisanat forestier.
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