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Généralités
historiques :
Cité en 1014 "Barjols"
(prononciation locale : Barjol
; en provençal : Barjoou).
Etymologie : Barjolium, Barjoulx,
Joli Bar, Joli Rocher.
C'est en 1014 que fut bâtie l'église
placée sous le vocable de Sainte-Marie
et Saint-Jean, puis de Notre-Dame-de-l'Espine.
En 1060, à la demande de Raimbaud,
archevêque d'Arles,
le pape Alexandre II éleva cette
église au rang de collégiale
et Raimbaud la plaça sous la
dépendance du pape.
Les comtes de Provence y firent élever
leurs enfants.
Le troubadour Elias de Barjols et son
compagnon Olivier, sainte Douceline
y vécurent. |
Barjols fut marqué
par les guerres
de Religion : le chapitre fut incendié
et sept chanoines massacrés en
1560 ; la résistance de Durand
de Pontevès dut céder
en 1562, les chanoines furent jetés
dans les puits, églises, couvents
et reliques de saint Marcel furent brûlés
; en 1590, Barjols fut encore attaqué
et la ville préféra, le
13 mai, payer 30 000 écus ; cela
n'empêcha pas qu'à la suite
d'une querelle, cinq cents Barjolais
furent égorgés.
En 1851, à la suite du Coup d'Etat
du 2 décembre, Martin Ferdinand,
dit "Bidouré",
voulut rejoindre les insurgés
de Barjols rassemblés à
Tourtour et il fut fusillé deux
fois, d'où des monuments élevés
en |
son honneur, principalement
à Barjols, Aups
et Saint-Maximin.
Il y avait autrefois plusieurs communautés
religieuses.
Le dimanche le plus près du 17
janvier, Barjols fête la commémoration
de la translation des reliques de saint
Marcel, évêque de Die (devenu
son saint Patron), qui date du 17 janvier
1350 : c'est la fête des "Tripettes"
avec danse dans l'église ; tous
les 4 ans environ, "Grande
Saint-Marcel", avec le Boeuf
en réminiscence de celui qui
sauva un jour les Barjolais, assiégés,
de la famine ; ce boeuf est béni,
puis tué, promené embroché
entier sur un char magnifiquement décoré
et rôti sur la grande place. |
Particularités :
Vestiges d'occupation ligure sur la
colline des Fourches, puis d'occupation
gallo-romaine aux Rigoirs, à
Saint-Etienne et à Saint-Jaume.
Gros bourg à caractère
opulent, ruelles pentues et étroites,
jolies façades (ancienne prévôté),
passages voûtés. Remparts
et portes défensives.
Maison dite du marquis de Pontevès,
à la belle façade Renaissance
: hautes croisées à meneaux
encadrées de cordons terminés
par des modillons armoriés, joli
porche (frontispice daté de 1532)
à pilastres plats très
décorés, niches.
Ensemble de vingt-deux fontaines et
quinze lavoirs.
Deux campaniles.
Beau pigeonnier. |
Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption
reconstruite pour le choeur et les chevets
plats à la fin XIIIème
siècle, et pour le reste entre
1540 et 1560 : façade gothique
; fonts baptismaux avec tympan XIIIème
siècle et vasque en pierre ;
dans le choeur, stalles sculptées
1559, chaire 1842, buffet d'orgues 1656
et tableau de J.B. Vanloo.
Douze oratoires et cinq croix ou calvaires
; sur la hauteur, dominant le Castellas,
croix érigée en 1913 et
remplacée en 1964.
Paysage vallonné couvert de bois,
cultures, vignes et oliviers, parcouru
par de nombreux ruisseaux : Fauvéry,
ruisseau des Ecrevisses, fontaine de
Roubaud, rivière de l'Eau-Salée...,
ruisselets, torrents et sources.
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L'abondance des eaux courantes,
sa fraîcheur ainsi que sa grande
place ombragée de 14 000 m²
(la Rouguière) ont valu à
Barjols le surnom de "Tivoli
de la Provence" ; les vallons
encaissés offrent de belles promenades.
Le Fauvéry prend sa source au
nord-est de Barjols.
Vue sur les cascades à partir
des grottes de droite aux Carmes (belvédères
à aménager).
Tandis que dans les grottes de gauche
il a été installé
en 1649 une chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Refuge
; à l'intérieur, on peut
voir de merveilleuses stalactites et
stalagmites.
Source de l'Eau-Salée à
20 minutes.
Climat alpestre et méditerranéen. |
Ressources et productions :
Exploitation forestière.
Miel, truites, écrevisses,
gibier, charcuterie, navettes et nougats.
Coopératives vinicole et oléicole.
Vie locale :
Marché : mardi et jeudi (denrées
alimentaires et fleurs), sam. (tous
commerces).
Foire : lundi après la Saint-Marcel
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(dimanche le plus près
du 17 janvier), 1er jeudi mars, 5ème
lundi après Pâques, 27
juin, derniers jeudis d'août et
d'octobre, 29 septembre.
Fête de Saint-Marcel : dimanche
le plus près du 17 janvier.
Foire du Cuir et exposition de peintures
: 2ème quinzaine août.
Saint-Michel avec sa grande quinzaine
bouliste : 2ème quinzaine septembre. |
Tous les 4 ans environ,
le dimanche le plus près du 17
janvier : "Grande Saint-Marcel"
avec le Boeuf.
Chasse, pêche.
Piscine, tennis, promenades.
Camping gratuit.
Artisanat divers dont céramiques
d'art, fabrication d'instruments de
musique provençaux.
Syndicat d'initiative. |
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