| L'amélioration
et la construction d'infrastructures de
transport, surtout à partir de 1960,
ont permis à la Région d'améliorer
ses liaisons avec l'Europe industrielle.
Le rail
La traction électrique a été
progressivement appliquée aux relations
de Paris à Tarascon
(1960) et à Menton
(1968), puis entre Marseille
et les villes de Bayonne, de Bordeaux et
de Perpignan.
La saturation de la ligne Paris-Marseille
a conduit à utiliser des itinéraires
électrifiés voisins.
Le réseau régional conserve
les rares dessertes montagneuses : l'axe
durantien a été rénové
de Marseille
à Briançon
; la voie étroite joignant Nice
à Digne
survit malgré sa remise en question
; celle allant de Nice
à Tende
et à Coni a été rétablie
après trente-quatre ans d'interruption
due aux destructions de la guerre.
La route
Le désenclavement doit beaucoup à
l'intensité d'une circulation automobile
renforcée par les flux touristiques.
Les équipements ont été
améliorés : rocades et
déviations autour des villes et des
villages, élargissement des chaussées,
construction de voies rapides et d'autoroutes
(moins de 100 km en 1960 pour ces dernières,
plus de 600 km en 1990).
Entre 1969 et 1975, la voirie a gagné
11 000 ha supplémentaires.
La Région est reliée par autoroute
à l'ensemble du réseau national
et à ceux des pays limitrophes.
Alors que le doublement de l'autoroute entre
Cannes
et Menton
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est programmé, se
pose le problème de trouver les moyens
de faire face au flux touristique estival
sans défigurer encore davantage les
paysages du littoral.
Les transports aériens
Nice (8 086 894 passagers et 25 323 tonnes
de fret en 1998) et Marseille (5 670 956
passagers et 56 122 tonnes de fret en 1998)
ont les deux premiers aéroports de
province.
Celui de Nice
jouit de bonnes relations européennes,
tandis que celui de Marseille,
Marignane,
relié à 25 aéroports
africains, n'entretient que 6 liaisons directes
avec l'Europe du Nord-Ouest.
La concurrence des aéroports voisins
(Toulon, Avignon)
facilite il est vrai la recherche de correspondances
à Paris, compromettant la rentabilité
des lignes internationales.
Toujours pour Marseille,
la ligne de Paris absorbe plus de 45 % du
trafic, contre 20 % à la province
(13 % pour la Corse).
Le trafic portuaire
Marseille
est le premier port méditerranéen.
Le volume de son trafic est cinq fois supérieur
à celui de Barcelone et deux fois
supérieur à celui de Gênes.
Le port phocéen a été
supplanté par Anvers (premier port
européen derrière Rotterdam).
La réduction des échanges
d'hydrocarbures a entraîné
une chute du trafic : 109 millions de tonnes
en 1979 ; 93,4 millions en 1998.
Parallèlement, la structure du trafic
s'est équilibrée : la part
des produits pétroliers est passée
de |
82 à 68 %, celle
des vracs solides de 12 à 20,5 %
et celle des marchandises diverses, grâce
au développement des conteneurs,
de 6 à 11,5 %.
Les bassins proches de la ville (300 ha)
ne suffisant plus, les installations ont
progressé vers le Rhône : étang
de Berre (1919), Lavéra (1948), Fos-sur-Mer
(1970).
Dès 1966, le port de Marseille
assurait une unité de gestion sur
70 km de côtes, du Vieux-Port à
Port-Saint-Louis-du-Rhône.
À Fos-sur-Mer,
où la superficie des bassins dépasse
800 ha, un terre-plein de 42 ha est réservé
au trafic des conteneurs.
Les principaux courants de trafic sont,
aux sorties, la Corse (17 %), l'Amérique
du Nord (14 %), la Méditerranée
orientale et la mer Noire (14 %), le Maghreb
et la Libye (13 %). Aux entrées l'emportent
le Maghreb et la Libye (17 %), la Corse
(15 %), l'Extrême-Orient (14 %), la
Méditerranée orientale et
la mer Noire (13 %).
Si Nice
et Toulon
assurent moins de 1 % des échanges
maritimes régionaux, le trafic passager
est pour sa part plus équitablement
réparti. Nice
(397 741 voyageurs) doit à la proximité
de la Corse une rotation rapide des navires,
ce qui permet une meilleure exploitation
pendant la période estivale (68 %
des passagers).
Toulon
(252 990 voyageurs), où au trafic
vers le Maghreb s'ajoutent les liaisons
corses, soulage Marseille
(1 332 784 voyageurs en 1998).
Le port est desservi par deux oléoducs
(Sud-Européen et Méditerranée-Rhône),
ainsi que par des gazoducs.
La voie d'eau, malgré les efforts
accomplis pour dompter le Rhône et
le relier par un canal à grand gabarit
aux darses de Fos-sur-Mer,
joue un rôle restreint : le trafic
est de 1,3 million de tonnes sur le canal
allant de Barcarin à Fos-sur-Mer.
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