| La Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont
le nom remonte à 1976, est une
entité administrative créée
par une loi de 1956 et dont la Corse fut
détachée en 1970.
Ne correspondant pas à une unité
naturelle, elle intègre divers
milieux structuraux. Bien que les influences
méditerranéennes n'en soient
jamais absentes, elle offre une diversité
climatique.
L'entité administrative ne s'identifie
pas à la Provence historique :
sa limite septentrionale ne suit pas le
tracé frontalier séparant
jadis Provence et Dauphiné. Elle
inclut le Comtat Venaissin (1790), ancienne
possession pontificale, le comté
de Nice (1860) et, depuis la dernière
guerre mondiale, les petits territoires
frontaliers de Tende et de Briançon.
La principauté de Monaco, enclave
côtière de 1,95 km²,
est un État souverain.
Bien placée dans les domaines
de la recherche et du développement,
la Région est la troisième
de France par le nombre de ses chercheurs
en entreprises, |
auxquels
s'ajoutent ceux des six universités
(Nice,
Toulon,
Avignon,
et l'ensemble Aix-Marseille,
qui en compte trois). Environ 90 000 étudiants
fréquentent les diverses formations
régionales.
La technopôle Sophia-Antipolis réunit
une véritable Telecom valley (60
entreprises, 10 000 salariés),
comprenant, outre l'Institut de normalisation
des télécommunications (ETSI)
et les principaux opérateurs, des
industries des télécommunications :
Completel, Bouygues, Cegetel, Alcatel,
Lucent Technologies, etc. ; des semi-conducteurs
pour mobiles : Philips, IBM, Texas Instruments,
etc. ; des gestionnaires et des concepteurs
de réseaux : Cisco, Nortel, Lucent,
AT&T, Colt, Compaq, etc.
Un autre pari – le développement
de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer
– a consisté à doter
l'aire métropolitaine marseillaise
d'un pôle similaire à celui
des Alpes-Maritimes : développement
de la sidérurgie avec l'usine Sollac-Fos
(Usinor) dont la |
capacité
de production doit atteindre 5 millions
de tonnes en 2002 (4,4 millions de t en
1999). Mais une ouverture tardive et dans
une période moins favorable n'a
pas permis aux industries tant attendues
en aval d'être rapidement créées.
Cette réalisation apparaît
pourtant comme un atout pour l'avenir,
de vastes espaces étant disponibles.
La Région est caractérisée
par deux grands déséquilibres
: d'une part, l'opposition entre des marges
peuplées et actives et une vaste
zone intérieure où les solitudes
abandonnées s'étendent entre
d'étroits espaces de vie (vallée
de la Durance) ; d'autre part, un faible
développement industriel qui laisse
aux activités tertiaires une rare
domination. Cependant, et contrairement
au XIXème siècle, où
la Provence et la Côte d'Azur ont
manqué leur rendez-vous avec l'histoire,
l'avenir industriel à moyen terme
paraît plus favorable que par le
passé, grâce, notamment,
au développement de la chimie,
de l'électronique et des activités
de service de haut niveau. |