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Alors que le déclin
de l'agriculture se poursuit inexorablement,
l'emploi industriel (22,1 % des actifs,
contre 28,9 % pour la France), après
avoir connu une période de difficultés,
semble rebondir, notamment dans les secteurs
des biens intermédiaires et d'équipement.
Pour sa part, le tertiaire progresse.
Le taux de chômage (14,1 % de la
population active en 1999), quoique en
diminution, reste sensiblement supérieur
à la moyenne nationale.
La surface agricole utile (SAU) occupe
30 % du territoire régional (56
% pour la France), les espaces boisés
s'étendent sur 37 % et les friches
sur 10 %. Les surfaces en herbe, 56 %
de la SAU, sont le plus souvent des terrains
de parcours montagnards.
La Région se caractérise
par l'extension des cultures spécialisées
: la vigne représente 12 % de la
SAU, les vergers 5,4 %, les zones maraîchères
2,6 %, les cultures florales ainsi que
les plantes médicinales et à
parfums (lavandin, rose, jasmin) 2,2 %.
Céréales et oléagineux
se partagent le reste. Les ressources
dégagées de la production
végétale sont à l'origine
d'une part croissante du revenu agricole
(86 % en 1980, 92 % en 1988), beaucoup
plus qu'au niveau national (52 %).
Malgré les difficultés du
monde agricole – endettement, concurrence
des autres pays méditerranéens,
prix élevés du matériel,
des engrais et des pesticides –
, le revenu brut d'exploitation par actif
familial est supérieur à
la moyenne nationale. La vigne, les cultures
spécialisées, même
pratiquées sur de petites exploitations
(floriculture), sont génératrices
de gains substantiels. Depuis les années
1950, on compte chaque année près
de 1 500 cessations d'activité,
principalement parmi les exploitations
de moins de 5 hectares. L'exploitation
en faire-valoir direct (56 % de la SAU)
est en recul face au fermage. L'irrigation,
tradition lointaine imposée par
le climat, a reçu une impulsion
grâce aux réalisations de
la Société du canal de Provence.
La défense des agriculteurs contre
les aléas du marché passe
par les contrats de fourniture, qui assurent
aux industriels leur approvisionnement
en matières premières et
aux agriculteurs la commercialisation
d'une partie de leur production (tomates
et feuilles de violette bénéficient,
par exemple, de ce type d'accord). Avant
la mise en œuvre de cette protection,
le mouvement coopératif, qui a
poussé à la production des
V.D.Q.S., était apparu comme le
moyen de s'imposer face aux négociants.
La première cave coopérative
fut fondée en 1906 (on en compte
aujourd'hui 214). Malgré un effort
dans le domaine de la commercialisation,
la désorganisation du marché
a conduit à la création
des marchés d'intérêt
national (Châteaurenard,
Cavaillon
et Avignon
pour les principaux).
La pêche occupe moins de 1 500 personnes
pour un millier d'embarcations ; Martigues
est le port le plus actif.
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La Région fournit
environ les deux tiers du sel marin produit
en France.
La production de lignite, à Gardanne,
est restreinte. L'intérêt
pour le charbon, suscité par la
crise pétrolière, en assure
le maintien, avec toutefois l'un des meilleurs
rendements européens par mineur
de fond. L'association avec une centrale
thermique garantit à cet ensemble
un avenir jusqu'en 2010.
Trois raffineries de pétrole
fonctionnaient avant 1939 autour
de l'étang de Berre ; une
autre a été ouverte
à Fos-sur-Mer
en 1965. La capacité de raffinage,
réduite de 40 % à
la suite des chocs pétroliers,
représente 31 % du total
national. La substitution du combustible
nucléaire au fioul dans la
production de l'électricité
conduit à une baisse des
livraisons de ce dernier produit,
au bénéfice de l'essence
et du gazole (utilisés par
la pétrochimie). Les équipements
hydroélectriques réalisés
sur la Durance, le Verdon
et le bas Rhône quintuplent
la puissance installée et
fournissent 18 % de la production
nationale.
Sur le plan industriel, les Bouches-du-Rhône
font figure de géant : ce département
draine 46 % des emplois et compte
34 % des établissements, dont
15 des 28 entreprises de plus de 500 salariés.
Parmi ces dernières, une seule
est localisée dans le Vaucluse,
une également dans les Alpes-de-Haute-Provence
(Elf Atochem), quatre dans le Var (dont
l'arsenal de Toulon)
et sept dans les Alpes-Maritimes. Le département
des Hautes-Alpes ne compte aucune entreprise
de plus de 300 salariés.
Jadis secteurs porteurs, la construction
et la réparation navales sont tombées
en désuétude : la première
à disparu de Port-de-Bouc,
de La
Ciotat et de La
Seyne-sur-Mer ; la seconde se maintient
à Marseille
avec une activité amoindrie.
Six branches sont à elles seules
responsables de plus des trois quarts
du chiffre d'affaires de l'industrie :
énergie, 25 % ; chimie, 20 % (Naphtachimie
à Martigues,
Shell à Berre)
; agroalimentaire, 13 % (Haribo à
Marseille,
Ducros à Carpentras)
; aéronautique, 9 % (Eurocoptère
à Marignane,
Aerospatiale à Cannes)
; transformation des métaux, 6
% (Sollac et Ascométal à
Fos-sur-Mer)
; construction électrique et électronique,
6 % (IBM à La
Gaude, Texas Instrument à Villeneuve-Loubet,
Thomson à Valbonne
et à Rousset,
Spie à Aix-en-Provence).
L'aluminium, à Gardanne
(Pechiney), est né du voisinage
du bassin houiller et du gisement de bauxite
du Var ; celui-ci, en voie d'épuisement,
représentait 30 % de la production
mondiale en 1929.
L'emploi des bauxites tropicales met le
site en péril.
La production d'alumine métallurgique,
destinée à fabriquer de
l'aluminium, n'est plus rentable ;
celle des alumines techniques utilisées
dans les industries de la céramique
et de l'électronique peut être
poursuivie.
L'avenir de la dernière usine française
livrant de l'alumine, fleuron de l'industrie
régionale, est incertain.
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La région PACA connaît
un grand développement des industries
et des activités liées aux
télécommunications, lié
à une forte consommation générée
par un tissu économique favorable
(micro-électronique, multimédia,
informatique, télecommunication,etc.)
et à une activité du tourisme
favorable aux télécommunications.
La Région est bien placée
pour la production de biens intermédiaires,
notamment dans le secteur de la pétrochimie
: butadiène (50 % de la production
française), chlore gazeux (44 %),
propylène et éthylène
(38 %), caoutchouc synthétique
(21 %). Les industries de biens d'équipement
et de consommation sont insuffisamment
représentées : pas de pneus,
peu d'engrais composés, de détergents,
de peintures et vernis. Les industries
de Grasse
livrent les aromatiques et les huiles
essentielles pour la fabrication de parfums
à Paris ou à l'étranger.
Ce type de filières «incomplètes»,
faiblesse de l'industrie régionale,
se retrouve dans la métallurgie
et l'électronique.
Les industries situées en aval,
sources de la plus grande valeur ajoutée,
sont en effet absentes, hormis pour l'agroalimentaire,
qui fournit 90 % des fruits confits, 83
% des lentilles en conserve, 66 % des
concentrés de tomates et des conserves
de truffes, 52 % de la semoule, 45 % des
pâtes alimentaires, 24 % de la confiserie
et 21 % des plats cuisinés produits
en France. L'agroalimentaire reste d'ailleurs
un secteur en développement (19 000
salariés, pour un chiffre d'affaire
de 37 milliards de francs - 1999). D'une
façon générale, le
contrôle des groupes internationaux
(IBM, Nestlé, Shell) ou nationalisés
(Thomson, Usinor-Sacilor) se remarque
sur les plus grandes entreprises régionales.
Les industries d'armement sont bien implantées
: Dassautt-Breguet à Istres,
construction d'armes navales à
Toulon,
à Saint-Tropez
et à Cannes
(engins et lanceurs spatiaux), poudrerie
à Sorgues.
Des industries liées à
la mer se sont développées.
La Comex, spécialiste de l'ingénierie
sous-marine, propose une large gamme de
produits et de services : réalisation
et maintenance des quais portuaires, exploitation
pétrolière au moyen de sous-marins
d'assistance et d'engins téléguidés
(robots de soudure).
De nombreuses PMI livrent du matériel
de plongée et des articles de confection
subaquatique. L'industrie du bâtiment
et du génie civil connaît
des phases plus ou moins favorables en
fonction de la politique du logement,
de la demande en résidences secondaires
et de l'importance des réalisations
d'équipements collectifs.
La cimenterie de La Malle voit son marché
renforcé par les exportations.
L'espace disponible et un siècle
de réserves de calcaires marneux
lui ouvrent des perspectives de développement.
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