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» Les Baux-de-Provence

Commune : Les Baux-de-Provence
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Bouches-du-Rhône
Code postal : 13 520
Population : 443 habitants
Superficie : 1 807 hectares
Altitude : 218 mètres

Généralités historiques :
Position défensive occupée de toute antiquité.
Le nom vient de "Baou", rocher élevé, en provençal.
La puissante famille des Baux apparut dès le IXème siècle ("Balcium" cité en 960) et en détint la seigneurie jusqu'en 1426, à travers une histoire mouvementée ; leur domaine s'étendit sur de nombreux territoires de la région formant un ensemble appelé "terres baussenques".
Au XIIème siècle, Guillaume des Baux, prince d'Orange, tenta en vain d'arracher le comté de Provence à son héritier légitime Raimond Bérenger, et porta en 1215 le titre de "roi d'Arles" conféré par l'Empereur.
Le siècle suivant vit l'éclosion d'une cour brillante aux Baux et une vie culturelle animée par de nombreux troubadours ; la cité qui comptait une forte population (estimée à 4 000 habitants) devint alors l'un des principaux foyers de

la civilisation occidentale.
Après avoir rallié les princes d'Anjou, héritiers du comté de Provence, les barons des Baux se dressèrent à nouveau contre leur suzerain ; enfin en 1429, Louis III s'empara de la ville à la mort du dernier héritier et intégra la seigneurie au comté de Provence. Réunie à la Couronne en 1481 avec la Provence dont elle avait suivi le sort, la cité se révolta contre Louis XI qui fit démanteler le château en 1483.

Baux Provence Bouches du Rhône Tourisme

La baronnie fut donnée en viager par les rois de France à différents seigneurs, dont le connétable Anne de Montmorency qui y fit construire

un nouveau château et rendit aux Baux sa vie brillante.
La ville qui avait embrassé la Réforme fut prise d'assaut par les catholiques ; en 1632, Richelieu acheva le démantèlement du château-fort à la suite d'une nouvelle rébellion ; il érigea ensuite la baronnie en marquisat en faveur des Grimaldi de Monaco qui le conservèrent jusqu'à la Révolution.
La décadence des Baux s'amorça au XVIIIème siècle avec l'abandon progressif de la population émigrant dans les villages de la plaine ; à la Révolution, celle-ci, opposée aux habitants de la cité, donna assaut, détruisit le nouveau château et saccagea la ville.
Les Baux, repeuplé et restauré au XXème siècle par des amoureux de son site magnifique, est actuellement une place résidentielle recherchée, un centre culturel actif, un haut-lieu de la gastronomie et l'un des sites touristiques internationaux parmi. les plus célèbres.

Particularités :
Station de plein air au lieu-dit Le Roc.
Abri d'Escanin : céramique chasséenne.
Oppidum des Bringasses, sur une forteresse naturelle dominant le plateau des Baux.
Gallo-romain : deux stèles funéraires (donjon et rocher sud) ; deux cimetières pré-romain et romain au nord sous le rempart ; borne milliaire transportée dans la propriété Lepetit.
Extraordinaire ensemble urbain, médiéval et surtout Renaissance, dominé par les ruines majestueuses de son énorme château-fort.
La cité est allongée du nord au sud sur un promontoire dominant de 100 mètres la plaine provençale, formant un plateau étroit, le seul accès se faisant par le nord un peu à la manière d'un éperon barré.
Il est donné globalement deux étoiles à la totalité de la cité, ses monuments, ses vestiges, ses sanctuaires, ses sites.
Ensemble des immeubles communaux de la Cité-Haute, places, rues, chemins.
Château d'origine Xème siècle, développé au XIIème siècle, dont les vestiges occupent la partie est du plateau au vif de la falaise : donjon XIIIème siècle (partie la mieux conservée), constructions annexes, salles taillées dans le roc ; tours Sarrasine, Paravelle, des Bannes et autres tours voisines qui faisaient partie de l'enceinte du château ; restes de l'enceinte, chapelle, colombarium ; vaste zone de protection alentour.
Restes des remparts de la cité XVIème siècle : porte de ville (la seule) dite porte Eyguière avancée, deux courtines prises sur le roc : logement de garde dans le rocher, escalier d'accès.
Ancien Hôtel-de-ville XVIIème siècle, restauré 1922.
Restes de l'ancien hôpital XVIème siècle.
Manoir de la Tour de Brau XIVème siècle, rue Trencat.
Demeures Renaissance : hôtel de Manville 1572, place de La Lauze ;
hôtel des Porcelets 1569, rue Neuve, avec fresques XVIIème siècle, remarquablement restauré.
Maison du Roi , rue Porte-Mage ; maison Mocadeau, rue de la Place-de-l'Eglise ; maison Pierre Chiffre, contiguë ; maison Jean Laugier Renaissance, rue des Fours ; maison de Brion XVIème siècle, Grande Rue ; vestiges d'un logis XVIème siècle avec inscription, rue Neuve ; vestiges de la maison de La Lère XVIème siècle, près du château; maison Nicolas Martel XVIème siècle, avec deux cheminées.
Four banal XIIème siècle, rue des Fours.
"Pavillon" de la reine Jeanne à l'ouest, au lieu-dit le Vallon, édicule de jardin 1581.
Ensemble d'immeubles nus, bâtis ou ruinés, de la Cité Haute.
Maison au 15 Grande Rue.
Baume de Roucas, ancien habitat troglodytique, rue Trencat.
Ancienne tour de moulin au sud.
Statue du félibre Charloun Rieu, à la pointe sud du plateau.
Plus généralement, superbes ornementations des façades : vantaux, fers forgés, fenêtres à meneaux enrichies, frontons, inscriptions.
Beau domaine viticole du mas de La Dame.
Château de Manville.
Eglise paroissiale Saint-Vincent XIIème et XVIIème siècles : portail roman restauré, nef XIIème siècle, abside XVIIème siècle, 3 chapelles taillées dans le roc au sud, trois chapelles gothique tardif au nord, clocher latéral avec cloche XVème siècle ; fonts antiques, sarcophage paléo-chrétien, vitraux modernes de Max lngrand.
Ancienne chapelle Sainte-Estelle des Pénitents Blancs 1632 classique, restaurée : fresques d'Yves Brayer.
Ancienne chapelle romane Saint-Blaise, ruinée, près du cimetière.
Chapelle Sainte-Catherine du château, romane reprise en XVème siècle flamboyant (en ruine).
Restes de l'ancien oratoire protestant, rue Neuve.
Musée lapidaire et d'archéologie (hôtel de la Tour-de-Brau) : fragments lapidaires, produits de fouilles archéologiques, reconstitution de trois sépultures celto-ligures, documentation architecturale, documentation sur la bauxite.
Musée historique d'histoire locale, dans l'ancien hôtel de Manville.
Musée d'art contemporain, dans l'hôtel des Porcellet : peintures, dessins, estampes d'artistes résidant en Provence.
Exposition d'incunables, gravures de Dürer, eaux-fortes...
Dans l'ancienne maison XVIème siècle de Louis-Jou.
Territoire occupant au nord et à l'est la chaîne des Alpilles (point culminant 314 mètres à l'ouest).
L'éperon portant la cité s'avance au centre, dernier contrefort des Alpilles; le relief s'abaisse au sud en vallonnements vers Maussane et Le Paradou (140 mètres) ; plaine viticole au sud-est (95 mètres).
Site des Alpilles.
Site extraordinaire de la cité : étonnante intégration des maisons aux rochers et à l'entablement érodé qui porte le bourg; identité des rochers ruiniformes à l'est avec les vestiges du château.
Site du Val d'Enfer, chaos ruiniformes dans un paysage d'une sauvagerie impressionnante ; vallon verdoyant de Baumanière et ses belles résidences, en prolongement au sud.
Terrains et carrières communales "des Grands Fronts ; des "Bringasses", de "Sarragan" et de "la Dame" .
Grotte des Fées, longue de 200 mètres, visitable, avec deux issues (supérieure et inférieure).
Rochers des Portalets d'aspect ruiniforme, utilisés jadis en habitats troglodytiques.
Anciennes carrières, exploitées depuis l'antiquité (au nord sur les flancs des Alpilles) : immense réseau d'exploitations abandonnées auquel on accède par des entrées souvent monumentales taillées selon une découpe rectiligne.

Ressources et productions :
Vigne.
Oliviers.
Aire de production A.O.C. "Coteaux des Baux" et "Coteaux d'Aix".

Vie locale :
Fête folklorique de la Saint-Jean dernier sam. juin.

Festival d'art et d'essai, soirées musicales : juillet et septembre. "Cathédrale d'images" : projection de fresques géantes dans les carrières.
Illuminations de la cité d'avril à octobre.
Messe de minuit provençale avec offrande de l'agneau.
Visites-conférences guidées.
Club hippique.
Golf : 9 trous.
Nombreuse promenades et excursions aux sites classés et dans les Alpilles.
Artisanat d'art créateur (tissage, bijoux) ; galerie municipale : expositions temporaires.
Office du Tourisme.

   
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