| Carrefour de
civilisations, la Provence est aussi dans
sa partie sud-ouest terre de contrastes
et de partage entre mer et montagne.
A l'ouest du département, la Camargue,
avec ses 26 000 hectares d'étangs,
ses marécages et ses rizières,
reste le royaume encore préservé
des taureaux, des chevaux et d'une faune
colorée riche de 400 espèces
différentes (Vaccarès).
La Crau, de l'autre côté du Grand
Rhône, où peu à peu les
cultures maraîchères empiètent
sur les cailloux rejetés par la Durance,
forme entre les Alpilles et l'étang
|
de Berre une aire désolée
où souffle le mistral.
A l'est, les massifs calcaires (Alpilles,
Sainte-Victoire, chaîne de l'Etoile)
alternent avec les plaines plus riches ; il
s'y développe le blé, la vigne,
l'olivier, mais surtout les fruits et légumes
de Provence.
Les activités maritimes et la pêche
animent en revanche la côte, de Saintes-Maries-de-la-Mer
à La
Ciotat. Image idyllique et brillante sous
le soleil du midi, que vient à peine
troubler dans la mémoire historique
le souvenir du |
tremblement de terre qui,
le 11 juin 1909, dévasta tout le
nord-est du département.
Plus sensibles sommes nous sans doute aux
difficultés des mines de Gardanne
ou aux incendies qui, l'été,
ravagent périodiquement les abords
du département.
D'une manière générale
pourtant, le touriste retiendra plutôt,
au gré de ses vacances méridionales,
la beauté des flamands roses de Camargue,
la lumière des coteaux de Manosque,
le chaud parfum de la garrigue ou l'âpreté
des calanques de Cassis
baignées par la mer. |