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Commune : Saint-Dalmas-le-Selvage
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Alpes-Maritimes
(06)
Population : 124 habitants
Superficie : 8103 hectares
Altitude : 1480 mètres
Généralités historiques :
Cité en 1067 "Sanctus Dalmatius Selvaticus";
son étymologie vient de "silva" (forêt)
et non de "sauvage" comme il est dit généralement
en raison du caractère du site.
Son histoire au Moyen Age est celle de Saint-Etienne-de-Tinée,
dont il dépendait jusqu'en 1383.
Seigneurie érigée en comté (1700)
en faveur d'Erige Emeric.
Centre important d'élevage et surtout de transhumance.
Particularités :
Village de montagne , logé dans une cuvette sur
un petit replat; belle architecture de caractère
alpin, maisons de schiste sombre, toits de bardeaux
malheureusement remplacés çà et
là par des tôles ondulées, balcons
de bois, cadrans solaires XIXème siècle.
Cadrans solaires XIXème siècle.
Borne avec fleur de lys et croix de Savoie 1823 au col
de la Moutière.
Belles granges alpines traditionnelles.
Eglise Saint-Dalmas romane, remaniée XVIIème
siècle : clocher roman lombard accolé,
porche-auvent, 3 nefs romanes; retable de Saint-Pancrace
XVIème siècle (que l'on invoquait pour
les maladies de peau des enfants), prédelle de
retable XVIème siècle, retable en bois
doré XVIème siècle, tableaux XVIème
siècle, antependium en cuir de Cordoue repoussé;
chapelle Sainte-Marguerite dans l'église; chapelle
d'hiver, toile XVIIème siècle.
Chapelle de pénitents : retable, croix de mission,
petit clocher-arcade.
Chapelles alpines à Bousièyas et au Pra.
Oratoire Notre-Dame-du-Très-Haut 1963 au col
de la Bonette, statue d'Andrée Diesnis.
Oratoire 1792 Notre-Dame-des-Grâces.
Magnifique territoire de transition entre la moyenne
et la haute montagne.
A l'est, haute vallée de la Tinée prolongée
par le vallon du Pra (1 500 m en moyenne).
Le centre est coupé ouest/est de 3 vallons formant
dépression, relevés de hauts sommets;
vallon de Bousièyas (que suit la route vers le
col de la Bonnette); plus bas, vallon de Saint-Dalmas
prolongé par celui de Sestrières (entre
les 2, Pointe de Chaufrede 2 731 m et la Cime de la
Blanche 2 534 m) : torrent de Jalorgues sud-ouest/nord-est
qui rejoint le vallon de Saint-Dalmas sous le village,
encadré par la crête du Praz Gazé
(2 575 m) et le Bec de Marseille (2 744 m).
Hauts sommets en limite nord (Cime de Voga, 2 777 m),
au nord-ouest (la Bonnette, 2 860 m), à l'ouest
(Tête de Christel 2 726 m, Tête de Sanguinière
2 862 m), au sud sommet de Gialorgues (2 764 m), pointe
Côte-de-l'Ane (2 961 m, point culminant) et pointe
de l'Escalion (2 742 m).
Route du col de la Bonnette, la plus haute d'Europe
(table d'orientation).
Magnifiques circuits : du Camp des Fourches, du vallon
de Sestrières, du vallon de Jalorgues, de la
route d'accès, passage du GR5.
Cours torrentueux de la Tinée : cascade de la
Moutière; lacs de Gialorgues.
Bois de Sestrières, de Ville, Bandi, d'Amprène
(mélèzes).
Sites de haute montagne nombreux et variés :
alpages et forêts dans les dépressions,
site désertique à la Bonnette, rochers
ruiniformes du col de Gialorgues...
Réserve de chasse de Las Planas (900 ha), remarquable
réalisation de la mairie en 1954; réimplantation
de la faune sauvage pratiquement disparue : mouflons,
chamois, cerfs, marmottes, lièvres variables,
bartavelles, lagopèdes, tétras...
Parc national du Mercantour.
Ressources et productions :
Pâturages.
Ovins en transhumance.
Exploitation forestière.
Centrale électrique sur le vallon de Gialorgues.
Vie locale :
Foire : 20 septembre, 12 septembre à Bousièyas.
Fête communale et patronale : avant-dernier dimanche
d'août.
Stade de neige de Serrantier-Cloutas : 8 pistes, ski
alpin et de fond; randonnées nordiques.
Site d'escalade.
Refuges du Club Alpin, du ski-club de Nice.
Création de pistes agricoles et pastorales, permettant
le développement de l'activité agricole,
pastorale et forestière, ainsi que de magnifiques
excursions. |