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» NICE

Commune : Nice
Région : Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département : Alpes-Maritimes(06)
Population : 345 892 habitants
Superficie : 7 192 hectares
Altitude : 10 mètres

Généralités historiques : La fondation de la ville de Nice au-dessus de l'anse des Ponchettes, sur la colline du Château, est attribuée au témoignage des auteurs anciens, aux Grecs de Marseille.
On ne peut fixer de date précise (VIème-Vème siècle avant J.-C.) et les vestiges archéologiques ne sont pas abondants (fragments de céramique).
A 3 km environ au nord, l'oppidum ligure des Védiantiens s'élevait sur le site de Cimiez. Les Romains y établirent la capitale de la province des Alpes-Maritimes après la victoire d'Auguste sur les tribus alpines (14 avant J.-C.).
Vers le VIème siècle après J.-C., on constate l'abandon de Cimiez par la population en raison de la ruine de l'Empire romain d'Occident, de la cessation du trafic de la voie Julia Augusta et de l'insécurité générale.
La vie locale se concentra sur l'acropole niçoise et son rivages mieux protégés.
Vers le milieu du XIIème siècle, une administration municipale fonctionna et Nice figura parmi les villes du Consulat jouissant d'une très large autonomie ; elle subit alors la pression de la commune de Gênes désireuse de s'assurer des places sûres ou comptoirs sur la Côte pour le développement de son commerce.
Le comte de Provence Raimond-Bérenger V y fit reconnaître son autorité en supprimant le Consulat.
En 1388, les vigueries de la Provence orientale passèrent sous la souveraineté de la Maison de Savoie, et une nouvelle province, dont Nice fut le centre directeur, fut formée qui prit le nom de Comté de Nice. La ville devint alors, et resta pendant trois siècles, une place forte, point essentiel de la défense du Var et des côtes.
Sa valeur fut démontrée en 1543, lorsque les Turcs, alliés aux Français, ne parvinrent pas à obtenir la reddition de la citadelle ; une tradition que rien ne permet de mettre en doute, rapporte que la lavandière Catherine Ségurane, armée de son battoir, arracha, sur les remparts, l'étendard de l'agresseur ottoman.
Pour permettre un meilleur aménagement du système fortifié, les habitants de la ville haute durent quitter leurs demeures pour descendre dans la ville basse où se regroupa l'agglomération.
Comme toutes les villes maritimes, Nice a souvent payé son tribut aux épidémies que de mauvaises conditions sanitaires rendaient particulièrement meurtrières : la peste de 1631 aurait fait plus de dix mille morts.
Moins heureuse qu'au siècle précèdent, Nice ne put résister à l'assaut des armées de Louis XIV.
A deux reprises, de 1691 à 1696 et de 1706 à 1713, elle fut occupées et, la seconde fois, le vainqueur ordonna la démolition des installations militaires : le château fut complètement rasé.
A partir de ce moments la vocation pacifique de Nice s'affirma.
Afin de donner à son commerce une base solide, le creusement du port de Lympia, à l'est de la colline du Château, débuta en 1748.
D'autre parts le charme du climat exerça sa séduction : vers les années 1730, on commença à voir venir pendant l'hiver des Anglais et des Français qui logeaient généralement dans les faubourgs pour éviter les inconvénients de la vieille villes étroite et malsaine.
Pour l'année 1787, on relève la présence de cent quinze familles d'hivernants. Le Comté de Nice fut envahi par les troupes de la jeune République française et de 1793 jusqu'en 1814 (chute du Premier Empire), Nice devint chef-lieu du département des Alpes-Maritimes ; les trois séjours qu'y fit Bonaparte se situent dans cette période (juin-juillet 1793, il n'était encore que capitaine d'artillerie ; mars-décembre 1794, général de brigade et alors farouche jacobin, il fut mis aux arrêts après le 9 thermidor ; mars-avril 1796, il y prit le commandement de l'armée d'Italie). Sous la Restaurations Nice reprit sa place dans les Etats de Savoie, mais son négoce supporta difficilement la concurrence du port de Gêne, rattaché au royaume de Piémont-Sardaigne par le traité de Vienne de 1815 et dont le trafic fut incomparablement supérieur.
On enregistra une progression des séjours d'étrangers, parmi lesquels les Anglais dominaient de loin. La ville s'étendit et s'embellit : Promenade des Anglais, de l'estuaire du Paillon à Magnan ; jardin public ; début de la construction de la place Masséna.
Le traité du 24 mars 1860 suivi du plébiscite des 15 et 16 avril consacra la réunion du Comté de Nice à la France. Nice fut appelé à devenir la capitale de la grande région touristique que le poète Stéphen Liégeard baptisa, en 1887, la "Côte d'Azur".
La population de la ville et l'espace habité n'ont cessé de s'accroître ; Nice qui ne comptait en 1861 que 48 273 habitants est devenu aujourd'hui la cinquième ville de France.
On évoque souvent les années de la "belle époque" de 1880 à 1914, où les plus grandes célébrités et les têtes couronnées se donnaient rendez-vous sur le rivage de la baie des Anges ; la reine Victoria, de 1895 à 1899, symbolisa la faveur dont le pays niçois a joui auprès d'une élite mondaine en un temps où la vie paraissait facile à ceux que le sort avait gratifiés des avantages de la fortune.
Parmi les fêtes traditionnelles qui animent la vie niçoise, le Carnaval occupe une place de choix ; la coutume remonte au Moyen Age, mais c'est en 1873 qu'avec la création du Comité des Fêtes la dynastie toujours vivante des Carnaval inaugurait son règne et que les réjouissances acquéraient une renommée internationale.
D'habiles artisans, les "carnavaliers", se spécialisent, durant la période qui précède les jours gras, dans la décoration des chars, la confection des figures en carton-pâte et imaginent des compositions pleines de fantaisie et d'ingéniosité. Dans ces dernières années, Nice a dirigé ses activités dans plusieurs directions.

L'aéroport ouvert en 1945, situé à sept kilomètres seulement du centre de la ville, est devenu l'un des plus importants de France, et ses pistes ont été notablement augmentées.
Bien que situé hors du territoire communal, le Parc international d'activités de Valbonne-Sophia Antipolis est étroitement lié à la grande cité voisine : les formes les plus modernes de l'industrie et de la recherche y découvrent le lieu idéal pour s'établir et progresser (électronique, informatique, aéronautique,énergie solaire, gestion des ressources en eau, recherche appliquée à la pharmacie,à la chimie,à la biotechnologie, etc.).
Depuis 1965, Nice possède une Université où toutes les branches d'enseignement sont représentées. Le nombre des étudiants inscrits dépasse maintenant vingt mille.
La vie culturelle s'exprime dans de nombreuses institutions : bibliothèques, musées, associations. Le Conservatoire national de musique jouit de la plus flatteuse réputation, et l'Opéra municipal réalise chaque année un programme de haute tenue.
Le Nouveau Théâtre de Nice se place à l'avant-garde de la création théâtrale.
De nombreuses expositions font largement connaître toutes les formes et toutes les tendances de l'art. Nice est, par excellence, la ville des congrès.
La construction du vaste ensemble d'Acropolis qui vient d'être achevé lui donne le palais qui permettra d'accueillir, avec tous les perfectionnements de la technique, toutes les manifestations de quelque ampleur soient-elles.
Citons enfin, parmi les dernières réalisations d'urbanisme, la magnifique perspective dégagée après la démolition du Casino municipal qui prolonge le jardin Albert 1er avec vue sur les hauteurs environnantes, le plan de rénovation de la vieille ville comportant notamment l'établissement de commerces et ateliers d'art, les travaux de la voie rapide pour assurer aux transports automobiles la traversée sans obstacles de la ville d'est en ouest.

Descriptif de la ville. Nous adopterons une division en quatre parties : Cimiez ; la vieille ville ; le port et l'est de la ville ; la Promenade des Anglais, le centre et l'ouest.

Particularités :
Grotte préhistorique du Lazaret, fouillée par Henri de Lumley : abondant mobilier.
Cimiez - Restes des murs d'enceinte en pierre sèche à gros blocs de l'oppidum des Védiantiens dominant le jardin du Monastère (butte Bellanda).
Au pied de cette éminence s'étend la ville romaine de Cimiez dans la partie sud-est de l'éperon qui surplombe le Paillon (atteint son apogée au IIIème siècle).
Arènes de petite dimension ; morceaux de deux aqueducs dits de Falicon et de Nouraille ; vestiges de trois thermes, dont le frigidarium (salle froide) de celui du nord a été longtemps appelé "temple d'Apollon".
Les fouilles ont permis de déterminer le tracé des rues ; présence d'une nécropole au nord et plusieurs tombes retrouvées.
A l'intérieur des thermes de l'ouest, les fouilles conduites de 1954 à 1962 ont permis de dégager un ensemble paléo-chrétien du Vème siècle comportant basilique et baptistère qui confirme l'existence de l'ancien évêché de Cimiez.
Mur présumé ligure, bordant le chemin conduisant au jardin de Cimiez, vestige de l'enceinte défensive pré-romaine. Dans la villa des Arènes, entourée par un beau jardin planté d'oliviers, demeure du XVIIIème siècles ancienne propriété du président de Gubernatis, musée d'archéologie où sont exposés les statues, objets, céramiques, monnaies, bijoux trouvés tant sur place qu'ailleurs dans les fouilles terrestres et maritimes ; évocations de la vie quotidienne, de l'histoire de la cité et de la provinces des relations commerciales.
Des visites du site gallo-romain sont organisées.
Le quartier de Cimiez étant devenu dans la seconde moitié du XIXème siècle l'un des principaux quartiers résidentiels, des hôtels et des villas ont été construits, témoins de l'architecture de la "belle époque".
Ensemble constitué par le jardin des moines, l'ancien couvent, l'oppidum ligure, la villa Garin de Cocconato et ses terrains.
Le boulevard de Cimiez, dont la construction, réalisée d'après les plans de l'architecte Sébastien-Marcel Biusini, débuta en 1881, est l'axe autour duquel l'ensemble se développa.
Terrasse de l'avenue Bieckert qui monte en zig-zag le long de la colline de Cimiez, bordée de villa résidentielles.
Parmi les hôtels devenus immeubles de rapport divisés en appartements, on notera le Regina Palace où séjourna la reine Victoria de 1897 à 1899, le Riviera Palace, le Winter Palace, l'Alhambra, et, au bas de la colline à la jonction avec le boulevard Carabacel, le Majestic Palace et l'Hermitage.
Les villas seraient trop longues à énumérer ; citons "El Paradisio", aujourd'hui Conservatoire de musique ; les châteaux de Valrose XIXème siècle et le parc avec fabriques (siège de la Présidence de l'Université de Nice et campus de la Faculté des sciences) ; la villa de Surany, le manoir Belgrano, etc.
Musée Matisse, à la villa des Arènes : collection très complète de l'œuvre du maître (tableaux, dessins, gravures, sculptures, céramiques) qui vécut ses dernières années dans son appartement du Régina Palace.
Henri Matisse, comme Raoul Dufy, a sa tombe au cimetière de Cimiez.
Musée national Marc-Chagall, avenue du Dr Ménard, constitué par le don fait par l'artiste à l'Etat : très bel ensemble de compositions groupées sous le titre de "Message biblique".
Le quartier ancien est secteur sauvegardé.
La colline du Château constitue le noyau primitif de la cité.
Dans la seconde moitié du XIIIème siècle, la population déborda sur les pentes ouest et la ville basse commença à se développer. Cette évolution se poursuivit jusque dans les dernières années du XVIème siècle où les travaux de fortifications obligèrent les habitants à quitter la ville haute.
Une nouvelle extension eut lieu au XVIIIème siècle : à l'ouest, le "Pré-aux-Oies" (actuelles rues Saint-François-de-Paule et Alexandre-Mari), au nord-est la place Victor (actuelle Garibaldi) furent construits.
La colline du Château forme une agréable promenade plantée de pins et de chênes verts.
Sur l'emplacement de l'ancien donjon, esplanade avec vue sur la ville et la mer, les collines environnantes et les montagnes aux sommets enneigés ; table d'orientation.
Inscription autrefois sur la porte de Turin à la sortie nord-est de la ville.
Au pied de la colline, face à la mer, monument aux morts de la Première Guerre mondiale réalisé dans le rocher de Rauba-Capeu d'après le projet de l'architecte niçois Roger Séassal ; hauts-reliefs d'Alfred Janniot.
Dans la tour Bellanda 1830, sur l'emplacement de l'ancien bastion Saint-Lambert, musée naval (histoire maritime de Nice, armes et instruments anciens de marine, maquettes, navigation sportive et de plaisance).
Le cours Saleya, centre de la vie mondaine sous l'Ancien Régime, est bordé au sud d'une double rangée de terrasses ou maisons basses à un étage ; entre ces deux rangées la cité du Parc et plus à l'est l'anse des Ponchettes correspondent au port primitif de Nice.





Le cours récemment rénové a repris son rôle de marché de fleurs, fruits et légumes ; s'y ajoutent de nouvelles animations (artisans d'arts artistes peintres, brocanteurs).

Au fond de la place Pierre-Gautiers palais de la Préfecture, construit au début du XVIIème siècle, très remanié depuis, ancien Palais Royal, résidence des gouverneurs et intendants généraux du Comté.
Façade et toiture d'un ancien hôtel XVIIIème siècle, 5 place de la Préfecture.
Linteau sculpté, 22 rue de la Préfecture.
18 rue de la Préfecture, maison de la famille Capello, fenêtres triples à colonnettes, murs en pierre de taille XVIème siècle.
A l'est de la chapelle de la Miséricorde, ancien palais des comtes de Beuil dont le dernier représentant, Annibal Grimaldi, fut condamné à mort et exécuté pour trahison envers le duc de Savoie en 1621.
Dans la rue de la Poissonnerie, maison dite "d'Adam et Eve" datée de 1584 et décorée au 1er étage d'un bas-relief en tons camaïeux.
Au n° 3 du Cours, Galerie de malacologie, belle collection de coquillages, aquariums de faune sous-marine régionale et exotique.
Dans la rue Saint-François-de-Paule, opéra municipal reconstruit après l'incendie de 1881.
Au n° 15 de la rue Alexandre-Mari, bel escalier du XVIIIème siècle à double révolution et colonnes jumelées . Hôtel-de-ville sur l'emplacement du séminaire diocésain construit en 1730, devenu hôpital et caserne.
Mairie annexe, rue de la Terrasse, ancienne demeure de la famille Carvesi, escalier monumental décoré de gypserie XVIIIème siècle.
Sur la place du Palais, le palais de justice construit en 1892 sur emplacement de l'église et du couvent des Dominicains démolis.
Au nord de la place, portail du palais des comtes de Cessole : pilastres et entablement de marbre surmonté d'un balcon de fer forgé, XVIIIème siècle.
Ancienne caserne dite caserne Rusca et tour de l'Horloge début XVIIIème siècle (Cercle militaire).
Place Rossetti, devant la cathédrale, édifiée, grâce au legs fait à la ville de Nice par Charles Rossetti (1783), par la démolition des maisons qui masquaient l'entrée de Sainte-Réparate (1824).
Contigu à la cathédrale, ancien palais de l'Evêché, portail à pilastres et fronton.
Au n° 2 de la rue Jules-Gilly, belle demeure avec plafond peint à caissons représentant des amours.
Au n° 15 de la rue Droite, le palais Lascaris, construit au milieu du XVIIème siècle pour les Lascaris-Castellar, architecture de style baroque rappelant les palais génois, plafonds peints à fresques acquis par la ville de Nice en 1942, qui y a installé un musée des arts et traditions populaires.
Façades et toitures d'une maison ancienne, 14 rue Droite.
Ancien hôtel-de-ville, aujourd'hui Bourse du travail de la C.G.T., construit au XVIème siècles façade baroque du XVIIIème siècle.
Place Garibaldi construite aux environs de 1784, hors des anciens remparts, de forme rectangulaires entourée de portiques ; au centre, statue de Garibaldi,œuvre du sculpteur Gustave Deloye.
Noter les ouvertures en arc brisé de brique appuyées sur colonnes de pierre à la devanture de boutique, rue du Pont-Vieux et rue de la Préfecture et les nombreux linteaux de portes avec monogramme du Christ, initiales du propriétaires date de constructions maxime morale.
Sur la rive droite du Paillon aujourd'hui couvert s'étendait le faubourg de la Bourgade.
Lycée Masséna, sur l'emplacement du couvent des Augustins déchaussés, devenu le Collège National.
Port et est de la ville.
La place Ile-de-Beauté, dans le fond du port au nord, bel ensemble architectural néo-classique édifié après 1840, maisons de trois étages sur portiques, escalier monumental d'accès à la place, quai Cassini.
A l'est, ancienne caserne Lympia : ancien couvent des augustins XVIIème/XVIIIème siècles, cloître début XVIIIème siècle, galeries en arcades plein cintre.
Plus à l'ouest sur la place Guynemer, statue du roi de Sardaigne, Charles-Félix (1765-1831), qui confirma les privilèges du port de Nice.
Musée Barla d'histoire naturelle, 60 boulevard Risso : évolution du monde vivant, paléontologie, minéralogie, moulages des principales espèces de champignons de la région.
Acropolis, palais des arts, du tourisme et des congrès, construit sur le lit du Paillon (esplanade Kennedy et de Lattre de Tassigny), réalisation toute récente dotée des perfectionnements les plus modernes de l'accueil et de la communication comporte l'auditorium Apollon pouvant recevoir jusqu'à 2 500 spectateurs avec une fosse d'orchestre pour 120 musiciens ; se regroupe avec le Palais des Expositions inauguré en 1958 où se tient chaque année la Foire Internationale de Nice.
En revenant vers le port et sur les pentes du mont Boron, laboratoire de préhistoire, 33, boulevard Franck-Pilatte, sur l'emplacement des fouilles des grottes du Lazaret.
Le musée de Terra Amata, 28, boulevard Carnot, paléontologie humaine et préhistoires présentes sur les lieux mêmes de sa découverte, un habitat préhistorique datant de l'acheuléen ancien, visites animées par des conférenciers.
Quartier résidentiel du Mont Boron : belles villas, colline boisée de pins avec promenades sous bois.
"Château de l'Anglais", construit en 1858 pour le colonel Smith, divisé en appartements : décor intérieur.
Le fort du Mont Alban construit en 1557, beau spécimen d'architecture militaire en bon état de conservation.
Villa Beau Site vers 1890, avenue du Mont-Boron : décor en trompe-l'œil du salon, terrasses, jardin de rocailles fabriques...
Sur le Mont Gros, observatoire créé en 1881, sous l'impulsion de Raphaël Bischoffsheim (Charles Garnier, architecte ; grande coupole à flottaison mise en place par Gustave Eiffel ; centre international de rencontres astronomiques.
Promenade des Anglais, centre et ouest.
Entrepris pour donner du travail aux personnes réduites à la misère par le désastreux hiver de 1820-21, le chemin, devenu Promenade des Anglais, est devenu la voie magnifique en bordure de la mers dont l'inauguration, dans sa forme définitive, a eu lieu solennellement en 1931.
Hôtel et casino Ruhl Méridien,édifié en ces dernières années sur l'emplacement de l'ancien hôtel Ruhl : spécimen d'architecture contemporaine.
Palais de la Méditerranée, casino inauguré en 1929 et considéré comme représentatif du style "Art déco" (en re-construction).
Musée Masséna consacré spécialement à l'histoire de Nice et du Comté : villa 1898 : peintures de primitifs, relevés des fresques des églises et chapelles du pays niçois ; riche fonds régional de la bibliothèque de Cessole.
Hôtel Negresco terminé en 1912, édifice type de la "belle époque".
Centre Universitaire Méditerranéen (CUM) créé en 1933, conférences de haut niveau, rencontres intellectuelles. Palais de l'Agriculture.
Villa Furtado-Heine 1787 et son parc.
Immeuble Gloria Mansions 1932, 123-125 rue de France.
Villa "La Belle Epoque", 18 rue Cronstadt.
Immeuble, 9 rue de Longchamp.
Place Masséna, nœud d'où rayonnent et où viennent aboutir les activités vitales de Nice. Commencés vers 1840 les travaux d'aménagement n'étaient pas achevés en 1860 ; la conception et le dessin de la place sont l'œuvre de la commission d'urbanisme dite "Consiglio d'Ornato", d'après les plans de l'architecte Vernier.
Sur la partie nords ensemble architectural avec immeubles sur arcades aux façades teintées de rouge pompéien, dans la partie suds fontaine du Soleils décorée de bronzes d'Alfred Janniot, symbole des planètes (transférée au centre Héliopolis).
Magnifique perspective réalisée après la démolition du Casino municipal dans ces dernières années prolongeant le jardin Albert 1er ; monument des trois maréchaux (Leclerc, de Lattre de Tassigny, Juin).
Jardin Albert Ier avec théâtre de verdure et Monument du Centenaire commémorant le rattachement de Nice à la France en 1792 : fontaine des Phocéens, dite "des Tritons" XVIIIème siècle, pastiche de monument antique. Embouchure du Paillon dont le lit est couvert jusqu'au Palais des Expositions.
L'avenue Jean Médecin qui porta successivement les noms d'avenue du Prince Impérials de la Gare et de la Victoire est l'axe central de la ville.
Au nord-ouest de la place Masséna prend la rue Masséna, zone piétonne suivie de la rue de France.
Palais Marie-Christine, du nom de la reine,épouse de Charles-Félix, qui y séjourna.
De la rue de la Buffa jusqu'à la voie ferrée, quartier dit des musiciens, bel ensemble d'immeubles modernes du XXème siècle.
Immeuble La Rotonde, 41 boulevard Gambetta.
Villa El Patio, 27 boulevard du Parc Impérial.
Au-delà du boulevard Gambetta, vers l'ouests colline des Baumettes.
Musée des Beaux-Arts Jules Chéret dans une somptueuse villa construite vers 1880 : importante collection de peintures et sculptures du XIXème siècle, impressionnistes, œuvres du peintre niçois symboliste Gustave-Aldo Mossa, de Raoul Dufy et Van Dongen, céramiques de Picasso.
Toujours plus à l'ouest, au quartier de Fabrons château Sainte-Hélène, musée international d'art naïf, peinture naïve du XVIIIème siècle à nos jours, 27 pays représentés, sculptures, documentation.
Archives municipale (ancienne villa des Palmiers) : villa et décor ; parc et jardins, grottes, fabriques.
Villa dite "Abbaye de Roseland"s boulevard Napoléon-III.
Musée prieuré du Vieux-Logis, 59, avenue Saint-Barthélemy, meubles et objets du XIVème siècle au XVème siècle évoquant un intérieur du début de l'âge classique.
Villa de Châteauneuf, 170 avenue de Gairaut : corps de logis, chapelle, jardin et fontaines...
La villa Arson du XVIIIème siècle, aux jardins à décor de rocailles avenue Stephen-Liégeard, qui abrite l'Ecole Nationale d'Art décoratif et le nouveau Centre d'Art moderne dépendant du Ministère de la Culture.
A l'extrémité ouest de Nice, dans la plaine du Var, le Centre Administratif Départemental (CAD) où ont été regroupés les bureaux de la Préfecture et de plusieurs grands services d'Etat ; exemple d'architecture fonctionnelle d'avant-garde.
Gare du Sud, place du Général-de-Gaulle : façade de l'ancienne gare (bâtiment des voyageurs).
Aéroport en développement constant. Panorama sur la terrasse supérieure de l'aérogare, table d'orientation. Cascade de Gairaut, ouvrage terminal du canal de la Vésubie, avenue de Gairaut.
Ensemble urbain délimité par la place Garibaldi, la rue Catherine-Ségurane, la rue de Foresta, la place Guynemer, le rivage maritime, la rue des Phocéens, la place Masséna et le boulevard Jean-Jaurès.
Ensemble du plan d'eau, des quais, jetées, bâtiments du ports maisons, édifices publics, les terre-pleins et plantations de la place Cassini.
Immeubles en bordure du quai Rauba-Capeus des rues des Ponchettes, Saint-Suaire et Jules-Gilly, de la place Charles-Félix, des rues de la Poissonnerie et Barillerie et du cours Saleya .

Cimiez - En 1546, les Franciscains de l'Observance conclurent un accord avec les Bénédictins de Saint-Pons par lequel le prieuré de Cimiez leur fut cédé.
Dans les années qui suivirent, les bâtiments conventuels furent édifiés, l'église XVème siècle fut agrandie et modifiée jusqu'en 1850, de style ogival néo-classique : nef voûtée d'ogives entourée de chapelles latérales ; à l'extérieur, porche datant de 1662 et façade style "troubadour" aménagée en 1850 et pourvue d'inscriptions rappelant le passé de Cimiez ; trois retables peints de l'école des primitifs niçois (Vierge de pitié et Crucifixion de Louis Bréa ; Descente de Croix d'Antoine Bréa) derrière le maître-autel, grand retable en bois sculpté baroque de 1663 ; ensemble du monastère XVIIème siècle, deux cloîtres XVIème et XVIIème siècles, cimetière avec sarcophages provenant des fouilles de Saint-Pons ; jardin des moines (public) ; musée religieux d'art franciscain. Sur la place du Monastère, colonne torse en marbre surmontée d'une croix tréflée rappelant la vision de Saint-François-d'Assise du Christ séraphique et représentant le Séraphin crucifié ; une inscription porte la date de 1470 (monument malheureusement vandalisé).
Vieille ville - Sur la colline du château, vestiges de l'ancienne cathédrale Sainte-Marie laissant voir les fondations de deux églises superposées, dont la plus ancienne remonterait au XIème siècle.
Cimetière du Château, le plus ancien de Nices aménagé en 1783.
Tombeaux de Léon Gambetta, du nihiliste russe Alexandre Herzen.
Cimetière israélite.
La vieille ville renferme un ensemble remarquable d'églises et chapelles de style baroque XVIIème et XVIIIème siècles. La plus ancienne est l'église du Jésus ou Jeuse, ancienne chapelle des Jésuites qui la construisirent au début du XVIIème siècle, devenue église paroissiale après le concordat de 1801 sous le vocable de Saint-Jacques-le-Majeur.
La cathédrale Sainte-Réparate, reconstruite au milieu du XVIIème siècle sur les plans de l'ingénieur architecte niçois Jean-André Guibert ; clocher du XVIIIème siècle.
Eglise Saint-Martin-Saint-Augustin baroque, reconstruite fin XVIIème siècle : retable, Vierge de pitié attribuée à Louis Bréa.
Chapelle Saint-Jaume (Saint-Jacques) fin XVIIème siècle baroque, ancienne paroissiale devenue chapelle et plus connue sous le nom de Sainte-Rita ; une "loggia" ou portique où se faisaient sous l'Ancien Régime les adjudications municipales et les bals de la noblesse, lui est adossée.
Eglise Saint-François-de-Paule édifiée au XVIIIème siècle dans le nouveau quartier du Pré-aux-Oies pour les pères Minimes ; "Communion de Saint-Benoît" attribuée à Carle Van Loo ; deux étages de tribunes superposées. Chapelle de la Miséricorde, construite vers 1740 pour le couvent des Théatins, devenue chapelle des Pénitents Noirs, chef-d'œuvre de l'art baroque : retables de Jean Mirailhet (XVème siècle) et attribué à Louis Bréa,"Vierges de Miséricorde", cours Salaya.
Chapelle Sainte-Croix XVIIIème siècle baroque, des Pénitents Blancs, décor floral dans le goût du XVIIIème siècle.
Ancien couvent de la Visitation XVIIème siècle, place Sainte-Claire : chapelle et son décor, ensemble des bâtiments conventuels, jardins, lavoir.
Ancien couvent de Saint-François : tour du clocher, façade latérale de l'ancienne église XVème siècle, chœur . Chapelle du Saint-Suaire-et-de-la-Sainte-Trinité 1655, ancienne chapelle du Sénat de Nice, devenue chapelle des Pénitents Rouges, restaurée au début du XIXème siècle.
On remarques sur le côté sud-ouest de la place Garibaldi, la belle façade néo-classique de la chapelle du Saint-Sépulcre ou des Pénitents Bleus construite en 1784 : clocher triangulaire.
Eglise Saint-Roch XVIIème siècle, agrandie fin XVIIIème siècle et fin XIXème siècle, place Saint-Roch.
Place Saint-François, clocher de l'ancien couvent des Franciscains, façade latérale et chœur de l'ancienne église . Sur la rive droite du Paillon,église de Saint-Jean-Baptiste dite du Vœu, construite pour remercier la Vierge d'avoir préservé Nice au cours de l'épidémie de choléra de 1836.
Eglise Notre-Dame-Auxiliatrice, place Don-Bosco.
Port et est de la ville - Place Ile-de-Beauté, église Notre-Dame-du-Port.
En remontant la vallée du Paillon,à hauteur de l'hôpital Pasteur qui occupe le site de l'ancienne abbaye de Saint-Pons : l'église Saint-Pons, charmant édifice baroque reconstruit au XVIIIème siècle précédé d'un portique et surmonté d'un campanile ; à l'intérieur, fragments d'inscription carolingienne relative à la restauration du tombeau du martyr saint Pons, décor intérieur rococo ; bâtiments abbatiaux XVIIIème siècle et cloître : sarcophages gallo-romains.
Promenade des Anglais, centre et ouest - Avenue Jean-Médecin, basilique Notre-Dame néo-gothiques 1ère pierre posée en 1864.
Eglise orthodoxe russe Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra 1857, rue Longchamp : bibliothèque et jardin.
Sur la place Croix-de-Marbre, se dresse la croix de ce nom, commémorative du séjour du pape Paul III en 1568 ("congrès" de Nice suivi d'une trêve de 10 ans entre Charles-Quint et François Ier) ; colonne de Pie VII rappelant le passage du pape en février 1814 rentrant à Rome après sa libération de son internement à Fontainebleau.
Eglise du Sacré-cœur, ancienne chapelle des Oblats, de construction récente.
Sur la rue de la Buffas église anglicane et cimetière.
Eglise Saint-Pierre-d'Arène inaugurée en 1938.
En remontant vers le nord, cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas, boulevard du Tsarévitch, construite de 1903 à 1914 : chapelle commémorative du Tsarévitch, mort à Nice en 1865 ; nombreuses et somptueuses icônes, architecture inspirée des monuments de Moscou.
Eglise Sainte-Hélène XVIIIème/XIXème siècles classique.
Eglise Saint-Jacques-le-Majeur 1607, agrandie milieu XVIIème siècle, inspirée du "Gesu" de Rome : haut clocher, riche décor de stuc.
Chapelle Saint-Philippe-de-Néri XVIIIème/XIXème siècles classique, avenue d'Estienne-d'Orves : clocher triangulaires nef de trois travées voûtées, chevet plat.
Eglise Saint-Paul, avenue de Pessicart, par l'architecte Séassal, consacrée en 1947.
Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc, avenue Saint-Lambert, bénie en 1933, architecte Jacques Droz : style byzantin à nombreuses coupoles, façade à porche ellipsoïdal, clocher à flèche élancée mesurant 60 m ; à l'intérieur, belles fresques de Klementief (1934).
Eglise Saint-Barthélemy, montée Claire-Virengue, ancienne église des Capucins, deuxième moitié du XVIIIème siècle : retable de la Vierge de majesté, de François Bréas et deux panneaux latéraux (saint Jean-Baptiste et saint Sébastien).
Eglise Saint-Sauveur de Gairaut XVIIème/XVIIIème siècles classique.
Musée d'archéologie (villa des Arènes à Cimiez) : produits de fouilles locales.
Musée de Terra-Amata (28 boulevard Carnots basse corniche) : paléontologie humaine, site acheuléen reconstitué in situ.
Musée d'Art et d'histoire (palais Massénas 65 rue de France) : histoire locale, mobiliers beaux-arts, cabinet des médailles.
Musée des Beaux-Arts (33 avenue des Baumettes) : peinture et sculpture de l'école française du XVIIIème siècle à nos jours.
Musée des Arts asiatiques (parc Phœnix).
Musée d'Art moderne et d'art contemporain (Promenade des Arts).
Musée religieux d'art franciscain (monastère de Cimiez) : art sacré.
Musée Matisse (villa des Arènes à Cimiez) : ensemble d'œuvres de l'artiste.
Musée national Marc-Chagall (avenue du Docteur-Ménard à Cimiez) : œuvres bibliques.
Villa Arson : centre d'art contemporain.
Musée international d'Art naïf Anatole-Jakovsky (château Sainte-Hélène à Fabron).
Musée des Arts et Traditions populaires (Palais Lascaris).
Musée-prieuré du Vieux-Logis (59 avenue Saint-Barthélemy) : mobilier, ethnologie.
Musée de la Marine (tour Bellanda) : collection d'armes, instruments de navigation, maquettes.
Musée Barla d'Histoire naturelle (60 boulevard Risso).
Galerie de Malacologie (3, cours Saleya).
Papillorama (38 rue Michel-Ange).
Musée des trains miniatures (avenue Impératrice-Eugénie).
Galerie de la Marine.
Galerie des Ponchettes.
Nombreux sites et panoramas décrits au fur et à mesure au chapitre de l'architecture civile.
Littoral.
Ensemble formé par le Mont-Alban et le Mont-Boron.
Siège du Parc national du Mercantour, 1979, (28 communes), dont Vallée des Merveilles.
Parc naturel départemental de la Grande Corniche (598 ha) qui s'étend du Mont Vinaigrier jusqu'au Mont Bataille, sur les communes de Nice, La Trinité, Eze, La Turbie et Villefranche-sur-Mer : sentier nature, sentier de promenade, gouffre près de la maison de la Nature (spéléologie), table d'orientation...
Mont Vinaigrier (370 m), propriété du Conservatoire du Littoral.

Ressources et productions : La cuisine niçoise mérite une mention spéciale : pissaladiera, tarte à l'oignon avec olives noires, anchois et pissala ou rémoulade d'anchois ; tourta de bléa, tarte sucrée à la blette, raisins secs et graines de pin ou pignons ; raviolis farcis à la viande de bœuf hâchée et à la blette ; socca, crêpe cuite au four, à l'huile d'olive,à base de farine de pois chiches ; estocafida, stockfish traité en ragoût à l'huile d'olive avec tomates, pommes de terre, oignons, poivrons, olives noires.
Les vins de Bellet d'appellation contrôlée, produit des vignes des collines de Saint-Roman au nord-ouest de Nice, jouissent d'une réputation bien établie, la qualité suppléant à l'abondance réduite de la récolte (45 ha plantés).

Vie locale : Port de plaisance.
Les bouleversements de la vie moderne, l'établissement à Nice d'une population venue de l'extérieur ont fortement atténué le particularisme fondé sur la tradition qui caractérisait autrefois la vie niçoise.
Le dialecte niçois, rameau de la langue d'oc, naguère parlé couramment, a été assez généralement abandonné ; toutefois on assiste depuis quelques années à un renouveau ; des cours de langue niçoise sont organisés et suivis par un public attentif.
Les fêtes populaires sont moins nombreuses qu'autrefois. La plus importante reste le Carnaval.
Nous citerons le "festin des cougourdons" (courges ou coloquintes vidées, séchées et peintes servant de gourde ou de récipient pour boire et transporter les liquides) qui a lieu le jour de l'Annonciation (25 mars) sur la place du Monastère de Cimiez ; les fêtes des Mais, au printemps, danses et chants autour de l'arbre planté à cet effet ; la fête des pêcheurs, pour la Saint-Pierre le 29 juin au soir de laquelle une vieille barque est brûlée aux Ponchettes. Aquascope : vision sous-marine (quai Lunel).
Grand bowling (Acropolis).
Office de tourisme.


   
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