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Théâtre
Antique d'Orange |
Au cœur de la vallée du Rhône,
le Théâtre Antique d’Orange
est certainement l’un des plus beaux
héritages de la Rome Impériale.
Témoignage exceptionnel de l’Antiquité
inscrit à la liste du Patrimoine
mondial de l’Unesco, il est le théâtre
le mieux conservé en Europe.
Le Théâtre Antique d’Orange
doit surtout sa renommée à
son magnifique mur de scène, étonnamment
préservé et unique dans le
monde occidental.
C’est ce qui lui confère son
acoustique si exceptionnelle : haut lieu
de spectacles à l’époque
romaine, il l’est encore aujourd’hui
pour le plus grand plaisir des mélomanes
du monde entier. |
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| Le Théâtre Antique
d’Orange
est construit sur le schéma traditionnel
des théâtres romains comprenant
des gradins, un orchestra, une scène,
un mur de scène. |
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Les gradins en hémicycle,
ou cavea, sont soutenus par la configuration
naturelle de la colline Saint-Eutrope et
peuvent accueillir jusqu’à
10 000 spectateurs.
Le public s’installait dans les gradins
en fonction de son origine sociale. En bas,
les personnalités civiles et militaires,
en haut, les classes les plus modestes.
La hiérarchie sociale de la cité
était donc parfaitement respectée.
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Pour protéger les
spectateurs du soleil, une grande toile,
le velum, était étendue.
La scène, en bois, domine l’orchestra,
demi-cercle autour duquel s’organise
les gradins. De chaque côté
de la scène, s’élèvent
les basilicae, deux tours à
étage d’où sortaient
les acteurs de moindre importance, et qui
servaient à stocker les décors.
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L’élément le plus
important du théâtre est son
exceptionnel mur de scène.
Il faut l’imaginer recouvert de plaques
de marbre et orné de bas-reliefs,
de frises sculptées, de statues,
de niches et de colonnes. Leur fonction
n’était pas seulement décorative
mais aussi fonctionnelle, car le jeu des
saillies et des cavités permettait
d’éviter les problèmes
d’écho.
La Porte Royale était réservée
aux acteurs principaux. |
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La «plus belle muraille de
mon royaume», ainsi s’exprimait
Louis
XIV en parlant de la façade extérieure
monumentale, ou postscaenium, avec ses 103
m de large et 37 m de hauteur.
On y retrouve les ouvertures du mur de scène
avec la Porte Royale et les portes latérales,
et, tout en haut, le dispositif du velum
tendu au-dessus des gradins. |
C’est en plein cœur
de la Provence sculptée dans la montagne
que se situe le Théâtre Antique
d’Orange.
Sur les contreforts de la colline Saint-Eutrope,
le théâtre offre un panorama
magnifique sur la ville, jusqu’au Mont
Ventoux.
A quelques pas du théâtre, la
vieille ville offre le charme d’un village
provençal au détour de ses ruelles
étroites, de ses places anciennes et
de ses fontaines. |
Avec l’amphithéâtre,
le gymnase et les thermes, le théâtre
faisait partie des édifices publics
bâtis selon un plan quasi identique
dans les villes romaines d’une certaine
importance.
Autre témoignage de l'importance d'Orange
à l'époque romaine, l’Arc
de triomphe, classé patrimoine mondial
par l’Unesco, se dresse majestueusement
à l’entrée de la ville.
Erigé sous Auguste en hommage aux vétérans
de la IIème légion gallique
qui avaient fondé la ville, il est
constitué d’une porte monumentale
à trois baies et d’un double
attique, agrémenté d’une
riche décoration. |
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| Le musée municipal d’Orange,
face à l’entrée du théâtre,
est un ancien hôtel particulier du XVIIème
siècle. Il conserve les vestiges romains
provenant des fouilles archéologiques
de la ville et une exposition sur l’histoire
de la ville de la préhistoire jusqu’au
XVIIIe siècle. |
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Y sont notamment exposés
les frises d’amazones et de centaures
provenant du décor du théâtre
ainsi qu’un impressionnant cadastre
romain du Ier siècle de notre ère,
le plus complet à ce jour. Les salles
du 1er étage abritent des portraits,
des meubles et des objets ayant appartenu
à la famille de Gasparin ainsi qu’une
collection des œuvres d’Albert
de Belleroche, ami de Toulouse-Lautrec, et
de Franck Brangwyn, adepte de l’Art
Nouveau. |
| La reconstitution du salon de la maison
Wetter est un témoignage exceptionnel
sur la vie d’une fabrique d’indiennes.
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Fondée en 40 avant J.-C.
par les vétérans de la IIème
légion gallique de César, Orange
est une colonie romaine nommée Arausio.
Elle connaît un grand essor sous le
règne de l’empereur Auguste durant
lequel est érigé le théâtre,
au Ier siècle après JC.
Lieu très apprécié des
Romains, le théâtre connaît
la même décadence que l'empire,
de sorte que l'empereur décide de le
fermer en 391. |
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Le christianisme
est en effet devenu religion d’Etat
et l’Eglise combat fermement les représentations
païennes. Le théâtre est
abandonné après la chute de
l’Empire, au IVème siècle
après J.-C. Pillé et saccagé
par les Barbares, servant de poste de défense
au Moyen Age, il devient au XVIème
siècle le refuge des populations lors
des guerres
de religion, et il est envahi par les
habitations.
Ce n’est qu’au XIXème siècle
que le théâtre retrouve peu à
peu son éclat grâce au programme
de restauration lancé en 1825 par Prosper
Mérimée, directeur des Monuments
historiques. La reconstitution des gradins
n’est entreprise qu’à la
fin du siècle en raison de la lenteur
des procédures d’expropriation. |
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Le théâtre occupait
une place centrale dans la cité et
la vie de ses habitants qui y passaient une
grande partie de leur temps libre.
Pour le pouvoir romain, le théâtre
était un moyen de diffusion de la culture
latine auprès des populations colonisées
mais aussi un prétexte pour les éloigner
de toute préoccupation politique. |
| Véritables divertissements,
les spectacles duraient toute la journée.
Les Romains, peu passionnés par les
tragédies grecques dont s’inspiraient
au début les auteurs latins, préféraient
un répertoire plus léger :
mimes, pantomimes, récitals de poésie,
et surtout l’attelane, farce assez
proche de la Commedia dell’Arte. Le
public populaire voulait avant tout du sensationnel
: la mise en scène devint donc prédominante
avec le développement de la machinerie.
Le théâtre, gratuit, était
accessible à tous et était
le seul endroit public où l'on pouvait
côtoyer les femmes. En revanche, la
circulation dans les couloirs et les galeries
était conçue de telle sorte
que les spectateurs de statut social différent
ne se mélangent pas. |
Ce n’est qu’en 1869
que le Théâtre Antique d’Orange
redevient le cadre de représentations
théâtrales.
Organisées sous le nom de «Fêtes
Romaines», on y chante, pour sa
réouverture, une cantate à la
gloire des Romains «Les Triomphateurs»,
et un opéra de Méhul, «Joseph». |
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Le succès est immédiat
: l’atmosphère magique du théâtre
et son étonnante acoustique ravissent
les spectateurs.
En 1902, les manifestations prennent le nom
de «Chorégies»
et sont programmées chaque année.
Tous les grands noms de la scène française
viennent y jouer le répertoire classique,
comme Sarah Bernhardt qui interprète
Phèdre en 1903.
Jusqu’en 1969, le théâtre
parlé alterne avec la présentation
d’œuvres musicales, d'opéras
ou de pièces symphoniques. A partir
de cette date, on attribue le théâtre
parlé à Avignon et les spectacles
lyriques à Orange. |
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En 1971, sont créées
les Nouvelles Chorégies qui
connaissent aussitôt un succès
international et accueillent les plus grands
artistes lyriques : Barbara Hendrix, Placido
Domingo, Montserrat Caballé…
Présentées avec une mise en
scène somptueuse, les grandes œuvres
telles que Tosca, Aïda ou Carmen enthousiasment
chaque année les spectateurs venus
du monde entier. |
Rue Madeleine Roch
84100 Orange
Tél.: (33) 4 90 51 17 60
Fax: (33) 4 90 51 74 70 Horaires d’ouverture
Le Théâtre Antique d’Orange
est ouvert tous les jours
- en janvier, février, novembre,
décembre de 9h à17h
- en mars, octobre de 9h à 18h
- en avril, mai, septembre de 9h à
19h
- en juin, juillet, août de 9h à
20h
Ces horaires peuvent être modifiés
en soirée lors des répétitions
et des spectacles. |
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